Je vous la fais courte, hein?, parce que je suis en mode paresse et qu'en plus, je ne vais pas vous imposer de re-re-relire le débat sur la burqa.
Mais tout de même, ce matin, j'ai un peu les nerfs au moment d'enfiler ma tenue de ouikande.
(Parce que comme j'en faisais la remarque sur le Wall de l'amie Trublyonne, que ce soit, le 8 mai ou non, les samedis se suivent et se ressemblent : c'est toujours "Tournez Ménages" ou plutôt "Tournée ménage" pour la femelle).
Bon, alors, il parait qu'en l'an 2010, je ne peux pas (encore) sortir en pantalon dans la rue sans risquer l'amende !
Et puis, je n'ai pas non plus le droit de me glisser dans une robe en Latex sans me faire traiter de pouffe, de blonde ou de cochonne.
Je ne peux bien entendu pas non plus, d'après l'ayatollah Sedighi, exposer ma guibolle au soleil sans générer d'épouvantables tremblements de terre .
Et si je réagis contre la boobsfatwa en soutenant le boobquake, si j'échange mon gentil avatar débile contre une photo de petits nichons emballés d'une jolie lingerie, je suis prise à partie sur twitter : On me questionne et requestionne sur le pourquoi d'une telle image, on me souligne l'aspect dégradant de la chose, je suis retwittée comme jamais par des mâles inconnus ...
La moutarde me monte au nez, j'envisage donc la burqa et là, j'arrête mon geste de ras le bol à temps : Ah ! c'est que, non plus, je n'ai droit de m'ensevelir sous un linceul ! Pour avoir souligné le ridicule de ce faux-gros-problème étalé à l'envi sur la place publique, l'ami Lediazec s'est fait lynché.
OK, dont acte.
Me reste donc en mai 2010, pour l'élégance et le latex, le tablier et le gant Mappa toujours politiquement corrects !
