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vendredi 13 novembre 2009

Je deviens réac, c'est clair !


Vive la journée de la gentillesse, je me sens une humeur de dogue et suis prête à bouffer les mollets du premier crétin qui me refait le coup des méchants patrons capitalistes exploiteurs !!!

Que de la bonne nouvelle.

La MAAF qui continue de se fiche du "client" (ou plutôt de la bonne poire) en ergotant sur tout avant de me rembourser l'argent avancé au garage.
Connaissent pas le téléphone ces crétins là ? Z'ont passé un contrat avec la poste pour faire exploser leur budget courrier ? Le jeune péteux (pompeusement intitulé "conseiller clientèle" hahaha ) se prend pour une lumière et ne sait même pas où en est mon dossier, c'est à bibi de faire les démarches pour retrouver et contacter l'expert (qui sait, lui, faire son travail et me donne enfin les informations qu'il me manque !!).

Autre sujet de ravissement en cette journée de gentillesse (Grr! Là j'ai de l'urticaire qui commence à me couvrir les joues et à me gratouiller furieusement ), je reçois mon appel de cotisations URSSAF qui m'envoie directement au tapis et quand j'appelle le "service client" (re-hahaha), je tombe sur un message en boucle "tous nos conseillers sont en ligne". Je vais donc balancer mon chèque puisque je ne vois aucune autre solution et cuisiner des patates jusque fin janvier en priant sainte-Patience d'en donner beaucoup à mon banquier (dont, je le précise au passage, je ne suis ni la salariée ni l'esclave !).

Je passe rapidement sur tout le reste parce que j'ai peur de déclencher une méchante réaction en chaîne.

Surtout quand je lis ici et là "Comment Sarko et Copé ont offert 20 milliards au CAC 40" ou comment Lagarde "s'enthousiasme" (SIC) pour "la croissance et l'arrêt des destructions d'emplois" .

Une humeur de dogue, vous dis-je !

Pauvre truffe gouvernementale ! C'est sans doute grâce à cette croissance retrouvée que les entreprises ne peuvent plus payer leurs cotisations ou que "même les cadres frappent à la porte du secours populaire" ! Et d'ailleurs, Michel Sapin ne s'y trompe pas et pose un constat qui fait froid dans le dos !

Pendant ce temps, la Pompadour poursuit ses oeuvres de bienfaisance et Petitmari brasse de l'air puant.


Puisque Gaël me demandait de parler de mes chaussures, je ferais bien, tiens, une démonstration de lancé de godillots dans la cours de l'Elysée !!

lundi 2 novembre 2009

Savoir user de son "pouvoir de nuisance"


"Aujourd’hui, un internaute qui veut se renseigner sur une entreprise ou une marque se rend d’abord sur Google. Pas pour retrouver le portail de la marque en question mais bien plutôt pour trouver des renseignements sur cette marque venant de client potentiel qui lui ressemble". Communication-entreprise.

Si les entreprises ont compris que leur présence et leur communication sur Internet étaient désormais des éléments indispensables de leur plan média, elles encourent aussi les risques liés au formidable développement des blogs et autres forums de consommateurs.

Alors qu'une récente étude Ipsos montre que l'image des entreprises est au plus bas, l'enjeu de la communication sur Internet semble encore plus important et les arnaques et faux-pas des sociétés risquent plus que jamais de leur coûter cher.
La tendance à la baisse observée depuis septembre s'est accentuée, avec un "indice moyen (+30; -8 points) qui atteint son niveau le plus bas depuis la création du baromètre en 1999", souligne l'étude.
Sur les 30 grandes entreprises françaises du palmarès, 24 enregistrent une image à la baisse par rapport à la précédente édition du baromètre en septembre.

Très faciles à créer, les blogs permettent à tout un chacun de publier des "billets" en ligne en quelques minutes pour exprimer des idées, un jugement sur un produit ou partager des centres d'intérêt communs.

D'après une étude réalisée en 2006,"le contenu des blogs changerait positivement ou négativement la perception d'une marque pour près d'une internaute sur quatre".
Plus des 2/3 des internautes reconnaissent qu’Internet a profondément changé la manière dont ils perçoivent les entreprises.
Méfiants face à l’information corporative qu’elles distillent, les surfeurs du Web se forgent désormais une idée par eux-mêmes en parcourant blogs, forums et autres réseaux sociaux avant de prendre toute décision d’achat concernant le choix d’un produit, d’un restaurant, d’un voyage, d’un investissement, d’une maison, d’une université voire d’un hôpital et de médicaments

Dans un article de Rue 89, Sophie Giret, consultante en communication, soulignait ce phénomène et titrait " Pour saboter l'image d'une société, pensez au Web 2.0".
Avec l'explosion du web 2.0, l'appropriation des médias par les citoyens comme moyen de contestation atteint aujourd'hui son apogée [...] Particulièrement exposées à la vindicte citoyenne, les entreprises flirtent elles aussi de plus en plus avec les crises 2.0. [...]

Véritables carrefours d'audience, les réseaux communautaires organisés autour de Twitter, Facebook, YouTube et autres blogs permettent à tous citoyens de relayer de l'information « en direct », n'importe où, n'importe quand. Ce flot d'information incontrôlable, diffusé sans filtre, est particulièrement sensible dans le monde de l'entreprise : salariés ou anciens collaborateurs blasés, usagers ou clients en colère, militants anticapitalistes… le web 2.0 accueille et amplifie les mouvements contestataires de tout bord.

Les entreprises, qui voient s'écrouler les repères fondés sur les médias de masse traditionnels, sont soumises à une nouvelle pression exercée par une multitude de mibroblogs et réseaux.

Malheureusement pour elles (et heureusement pour nous ?), comme l'indique un article de l'observatoire de la réputation,"devant l’ampleur du Web, les responsables des départements d’IE, de marketing et de communication des grandes sociétés ont donc bien souvent le sentiment d’être de simples observateurs guettant l’arrivée d’un Tsunami ! "
En effet, alors que 91 % des responsables Communication estiment que le Web contribue très largement à la réputation de leur entreprise, 40 % d’entre eux n’ont pas une vision claire de ce qui se dit au sujet de leurs produits.
81 % de ces responsables révèlent même ne pas connaître les véritables leaders d’opinion qui façonnent les perceptions de leurs consommateurs sur le Web.

En politique, le "pouvoir" des blogueurs peut être perçu comme tout à fait marginal. Ainsi, lors des dernières présidentielles, Thierry Vedel, chercheur CNRS au Cevipof déclarait :
Internet reste une source d’information secondaire dans cette campagne. L’essentiel de l’information politique vient de la télévision, de la radio et de la presse écrite. Certes, il y a de plus en plus de gens connectés, mais les enquêtes montrent que les sites politiques prêchent des internautes déjà convertis à la cause présidentielle, soit à peine 5 % d’entre eux.
Toutefois, on peut légitimement penser que les divers buzz concernant, entre autres, les tribulations sarkozystes ne sont pas sans impact y compris auprès de la presse traditionnelle qui les relaient au final.

D'ailleurs, Marcel Botton -spécialiste es création de marques - n'a-t-il pas écrit un livre intitulé "Les hommes politiques sont des yaourts comme les autres" ? Ce qui reviendrait à dire qu'ils sont, tout autant que les Free, Nike & Co, sujets à subir les coups de boutoirs du net.

Car, en ce qui concerne les entreprises, il est désormais acquis que les internautes ont un "pouvoir de nuisance" réel lorsqu'ils expriment leur insatisfaction ou leur désaccord.

Une nouvelle manière de faire de la résistance que nous ne devons pas ignorer ou sous-estimer en tant que clients/citoyens/salariés trop souvent contraints de nous soumettre aux diktats de ces mêmes sociétés sans qu'aucun recours ne soit possible.

A vrai dire, je suis même étonnée que si peu de blogueurs se servent en réalité de cette liberté d'expression...




Pour info, le billet "coup de gueule" sur Finaref que j'avais écrit suite à un commentaire un peu désespéré d'une amie se trouve toujours en première page de la requête Google "Finaref" et celui écrit hier sur la Maaf se trouve dans la même position aujourd'hui.

La MAAF, la mutuelle des enfoirés ?


Coup de sang à l'arrivée de la factrice ce matin et à l'ouverture de la petite lettre recommandée qu'elle me remet avec le sourire.

Madame, Monsieur,

Les dispositions légales inscrites dans nos contrats prévoient que chaque année, l'une ou l'autre des parties peut résilier, moyennant un préavis de deux mois avant la date d'échéance.

Nous avons le regret de vous informer que nous nous prévalons de cette possibilité au regard des impératifs de notre entreprise. En conséquence, nous procédons à la résiliation des contrats référencés en marge à compter du 1er janvier 2010 à zéro heure.


Je suis assurée à la Maaf - Mutuelle des artisans de France faut-il le préciser ? - depuis 1984. Je n'ai jamais eu aucun incident de paiement et l'ensemble de mes contrats personnels et professionnels (automobiles mais aussi habitation, responsabilité civile, santé et parfois scolaires) sont pris chez eux depuis des lustres.

Je n'ai jamais fait le calcul des cotisations versées en plus de 20 ans mais j'imagine aisément que j'ai fait partie, depuis tout ce temps, des "vaches à lait" permettant à la Maaf de se targuer chaque année du maintien de ses tarifs, du bonus à vie, de la prime efficacité et de tout le baratin publicitaire.


Aussitôt le courrier reçu, ne sachant pas ce qui me vaut une telle punition, je me rue sur le téléphone pour joindre un conseiller et j'apprends que je souffre d'une maladie absolument honteuse : une sinistralité trop fréquente !

Après quelques questions d'approfondissement, il s'avère qu'en 4 ans, j'ai eu 5 sinistres automobiles dont uniquement 2 responsables !!!


Ainsi, pour la Maaf,
et "au regard des impératifs de cette entreprise",
avoir 2 sinistres responsables en 4 ans devient une cause de rupture de contrat !



J'apprécie aussi, il faut le souligner, que la lettre recommandée me parvienne le 2 novembre, ce qui m'interdit donc techniquement de résilier de mon coté, l'ensemble des autres contrats qui me lient à la mutuelle. Preuve, s'il en fallait, que la Maaf considère sans aucun doute que je suis "rentable" sur les autres contrats !


La MAAF se dirige donc droit vers le statut de société d'assurances lambda, uniquement préoccupée d'argent et de marketing et, semble-t-il, exclusivement dédiée aux artisans (mais aussi aux particuliers puisqu'il faut bien s'engraisser n'est-ce pas ?) n'ayant jamais d'accident.

Et, tandis que je relis les statuts de la Maaf, je m'interroge sur ces artisans qui utiliseraient toute la journée leurs véhicules professionnels dans Paris sans avoir de soucis de carrosserie ! ...

Pareillement, je me questionne sur l'action de solidarité et d'entraide (1), ainsi que sur la contribution au développement moral de cette mutuelle "à but non lucratif" qui semble être passée maitre dans l'art de "faire du chiffre". Ce dont elle sait se vanter en omettant pudiquement de décrire les "techniques" réellement utilisées pour l'atteindre.



J'ai le doux sentiment qu'entre les turpitudes bancaires, les souscriptions forcées des sociétés de téléphonie, les publicités mensongères, les micmacs des assurances et toutes les autres joyeusetés, l'étau se resserre autour du citoyen gogo, perpétuellement condamné à payer pour des "services" (publiques, privés ou mutualistes) qui relèvent d'une sorte d'escroquerie organisée, résultat d'une collusion de plus en plus pressentie entre les gouvernants et les organisations sus-citées.




(1) Extrait d'un article de Hyperassur - "Différence entre une mutuelle et une compagnie d'assurance :
Le fonctionnement des mutuelles est régi par le code de la mutualité. Par exemple, le rôle d’une mutuelle santé est de compléter le remboursement de la sécurité sociale. L’article L111-1 du code de la mutualité définit les mutuelles comme suit :
« des personnes morales de droit privé à but non lucratif. Elles acquièrent la qualité de mutuelle et sont soumises aux dispositions du présent code à dater de leur inscription au registre national des mutuelles. Elles mènent notamment au moyen de cotisations versées par leurs membres, et dans l'intérêt de ces derniers et de leurs ayant droit, une action de prévoyance, de solidarité et d'entraide, dans les conditions prévues par leurs statuts afin de contribuer au développement culturel, moral, intellectuel et physique de leurs membres et à l'amélioration de leurs conditions de vie »




 

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