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samedi 9 janvier 2010

Le théâtre du grand Guignol rouvre ses portes ...


L'intérêt d'être un peu moins présent sur le Net, c'est que l'on retrouve la vision de la politique qu'en ont la plupart de nos concitoyens. Pour faire court, on redécouvre le discours ambiant sans le décryptage qu'en font les blogueurs politiques et dans toute sa sordide et brute futilité...

C'est le billet de Nicolas qui, ce matin, m'a fait réfléchir à tout cela. Comme il y souligne la vacuité d'un message twitté de Pécresse, j'ai voulu prendre une vue d'ensemble de ce dont nous abreuvent nos politiques à la veille des régionales.

A l'UMP, sous l'impulsion d'un Sarkozy plus chef de parti que d'état, où en est-on ?

Toujours les mêmes rengaines qui fleurent bon : l'étranger est le thème porteur du moment avec un Besson en chef d'orchestre.

Le débat sur l'identité nationale n'est pas prêt de s'arrêter annonce l'Express. "Ce débat, c'est bien mal me connaître que de croire qu'on va l'arrêter. Au contraire, nous allons le poursuivre, l'enrichir, l'amplifier, afin que pour chaque Français le mot Nation et le mot République reprennent tout leur sens, quels que soient son origine, le quartier où l'on habite, le milieu social où l'on est né", a déclaré le président de la République. "Le débat sur notre identité, c'est un débat pour être au rendez-vous de l'histoire qui est en train de s'écrire".
En tant que Française, j'ai envie de répondre au président que ce n'est certes pas ce genre de page d'histoire que j'ai envie de laisser en mémoire.

Sur le même sujet, L'Express encore cite la petite guerre entre Besson et Marine LePen suite à l'annulation du débat prévu à Liévin. Polémique stérile, politicienne et ridicule au regard de ce que vivent les gens de la région. En l'absence de toute solution crédible pour améliorer la situation locale, rien de mieux pour nos sinistres guignols politiques que l'étranger pour faire rideau de fumée.

Heureusement, le ministre Besson a reçu les conseils avisés de Fillon, à n'en pas douter grand expert en stratégie personnelle quand on voit à quel point il a disparu lui-même derrière et avec son omniprésent président !

Copé ne lâche pas l'affaire sur le même sujet de l'étranger, en ciblant plus particulièrement le mahométan, dangereux déviant barbu qui ne se prive pas d'enfermer sa femme (forcément soumise) sous la burqa. A écouter la détermination du maire de Meaux qui s'exprime sur la nécessité d'une loi anti-burqa dans le Figaro, on pourrait imaginer que les rues sont désormais envahies de voiles et qu'il est désormais passé expert en enseignement coranique.


Autre sujet de prédilection qui sans doute bouleversera le Français, la démocratie participative selon l'UMP et le lancement , sans tambour ni trompette, du site des "Créateurs du possible" (rien que le titre fait peur quand on sait de quoi est capable la sarkozie).
A peine ouvert, l'initiative crée la polémique. Benoist Apparu se charge de porter le bonnet d'âne. Pour le spécialiste du Lycée, c'est un comble mais qui se soucie aujourd'hui de cet inutile et dérisoire pavé jeté dans le marasme dans lequel nous pataugeons ?


Et la gauche face à tout ça ?

Le Figaro
nous apprend que Huchon s'empare à son tour du thème de la sécurité « Si on considère que la sécurité est un domaine réservé à la droite, alors on sera toujours battus », juge celui qui place sa différence avec la droite « dans les moyens humains et financiers consacrés à la prévention ».

Lionel Jospin fait un come-back aussi inattendu qu'inopportun. Qui a encore envie - à part ses fans - de le voir revenir au-devant de la scène pour raconter des mémoires dont tout le monde se fout - à part ses fans bis ? Il profite d'une émission sur RTL pour féliciter l'action de Royal en "oubliant" de citer Aubry : merci l'artiste, le PS avait bien besoin de ce nouveau coup de savon sur sa planche pourrie !

Les relations confraternelles de Royal et Peillon font toujours jaser la Presse : Le Point publie un droit de réponse de Ségolène Royal à la suite d'un écho évoquant des menaces contre Vincent Peillon attribuées à des militants ségolénistes.

Cohn-Bendit tire sur l'ambulance socialiste et, entre ex alliés, la campagne des régionales vire déjà à l'aigre en Ile-de-France.



Bref, où parle-t-on des réelles questions auxquelles les Français souhaiteraient avoir réponse ? Quelles solutions concrètes nous propose-t-on ?

Le théâtre du grand Guignol rouvre ses portes jusqu'aux prochaines élections. C'est à désespérer.

mardi 5 janvier 2010

1er conseil des ministres :Une équipe de bras cassés autour du nanoprésident


Évidemment, je fais partie de ceux qui pensent que nous avons à la tête du pays une équipe de bras cassés... La preuve est faite ce matin, lors du premier conseil des ministres l'an 10 !
(D'après les Echos)

Comme il est de tradition en prélude au premier conseil des ministres de l'année, les membres du gouvernement ont pris leur petit-déjeuner ensemble place Beauvau chez le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avant de traverser la rue du Faubourg Saint-Honoré pour se rendre à l'Elysée.
Deux d'entre eux, le bras gauche en écharpe, affichaient les stigmates de récents accidents, celui du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, étant intervenu en deux-roues.
Laurent Wauquiez, qui s'était déjà fracturé le bras gauche fin 2007 lors d'une chute à vélo, "s'est cassé la figure en ski" (Sic Mitterand).

Je pense aussi comme d'autres, que Sarkozy fait davantage dans la communication que dans la performance, là encore la preuve en est donnée ce matin :

Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres de travailler dur et de faire preuve d'audace en 2010 mais aussi de rester unis et solidaires. [...]
Cette tonalité est habituelle pour Nicolas Sarkozy qui avait déjà appelé ses ministres, lors du premier conseil qui avait suivi le remaniement de juin dernier, à faire preuve d'"audace réformatrice" et "d'être solidaires et de jouer collectif".

Quand on connait tous les "couacs" de cette solidarité qui ont fait notre bonheur en 2009, on reste sceptique sur l'efficacité des semonces présidentielles et on attend avec avec impatience les prochains pugilats !

Et puis, last but not least, la preuve est enfin là que le ministre Mitterand ne sert à rien d'autre qu'à orner le parterre gouvernemental :
A la question de savoir quelle feuille de route lui avait été fixée pour 2010, ce dernier a répondu: "Ne plus me servir de mon scooter !".

On comprend mieux pourquoi les cotes d'approbation de Nicolas Sarkozy (39%) et de François Fillon (44%) étaient à leur plus bas niveau depuis l'élection présidentielle de 2007, selon le tableau de bord politique Ifop-Paris Match de décembre dernier.




A continuer comme ça, il y aurait presque de l'espoir pour 2012 ...



dimanche 3 janvier 2010

La Sarkozie en mode VRP (Vaccins, on solde !)


"Le gouvernement français a entrepris de revendre à des pays étrangers une partie des 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A, selon une information révélée, dimanche 3 janvier, par Le Parisien/Aujourd'hui en France. Le quotidien, qui cite des sources au ministère de la santé, précise que les doses sont revendues, par principe, au prix où elles ont été achetées auprès des laboratoires pharmaceutiques, soit de 6,25 à 10 euros selon les produits".

Le Monde


On ne s'étouffe pas de rage, on reste calme.
On croit très très fort au fait que les vaccins seront revendus au prix d'achat.
On ne se fait pas du mal en imaginant que nos (petits ?) impôts ont servi à alimenter la paranoïa gouvernementale.

On fait confiance puisque Nicolas Sarkozy nous promet "une année de renouveau" ...

Moi, je retourne me coucher.

jeudi 17 décembre 2009

Appel au No Sarkozy Day le 20 mars 2010


A l’initiative de blogueurs, des centaines de milliers de personnes ont défilé samedi 5 décembre dans les rues italiennes pour réclamer la démission de Berlusconi et pour qu’il soit jugé.

La manifestation anti-Berlusconi a été un succès selon La Repubblica - Courrier International


"Quand l'ère Berlusconi sera finie, on parlera encore de ce 5 décembre comme du jour qui a changé l'Histoire", écrit le quotidien en éditorial (édition du 6 décembre). Il fait allusion au No-B Day, la grande manifestation organisée à Rome pour
demander la démission de Silvio Berlusconi. Selon le journal, plus de 1 million de personnes ont défilé dans la capitale en portant un foulard ou un drapeau violet. D'autres rassemblements se sont déroulés dans 116 villes de la péninsule et dans 39 capitales étrangères"

Lire le détail de la journée sur Courrier International




En France, de simples citoyens ont décidé de reprendre cette idée et d'organiser un No Sarkozy Day, le 20 mars prochain pour demander la démission du Président.

Fait remarquable, cette mobilisation n’est rattachée à aucun parti à aucun syndicat à aucune association.


Voici un extrait de l'appel à mobilisation aujourd'hui paru sur Facebook.

Les libertés les plus élémentaires sont bafouées chaque jour de plus en plus.
Le principe d’égalité est systématiquement remis en cause, les ponctions se font sur ceux qui ont le moins, les cadeaux vont à ceux qui ont le plus. Le président de la République française n’est pas le président de tous les français mais un chef de clan.

La fraternité ciment du peuple est méthodiquement mise en pièces, à la place on installe une politique de la peur des autres.

Nicolas Sarkozy a failli dans son devoir de garant des idéaux de notre pays, il est de notre devoir de nous unir pour exiger sa démission.

Cette mobilisation se tiendra partout en France à partir de 14 Heure devant les préfectures et les sous préfectures à Paris place de la Bastille, et dans le monde entier devant les ambassades de France.

A l’issue des manifestations se tiendront partout des assemblées générale populaires, afin de donner la parole au peuple.

Le pouvoir du peuple comme but le pouvoir du peuple comme chemin, voila ce qu’est la démocratie, voila ce que doit être notre action.


Si comme moi, vous soutenez le constat et que vous pensez que de simples citoyens peuvent s'organiser librement sans la tutelle (et la récupération ?) d'une quelconque organisation partisane, je vous invite à faire comme moi en soutenant cette initiative.

mercredi 25 novembre 2009

Débat sur l'identité nationale : La sarkozie prise au piège de son propre piège



A force de touiller et retouiller le même potage à chaque veille d'élections, la soupe rancit et le Français se détourne de la gamelle.

J'entends par là le "bon" Français hein?, pas n'importe lequel. Celui qui répond aux "normes" de l'Identité (avec un grand I) Nationale (avec un grand N).

Le grand chaudron qui devait enfumer l'électeur en le plongeant dans un prétendu débat indispensable, c'est celui dans lequel la sarkozie va bientôt finir par s'engloutir.


Marine Lepen (qui est une maligne et qui connait mieux qu'aucun UMP la potion pour être tombée dedans toute petite) a lancé une première charge et retourné l'argument de campagne contre son initiateur en l'accusant de "racisme envers les Français".

C'est trop injuste ! Voilà pourtant une idée qui était bonne et permettait, sous des airs de "je protège les faibles", de préparer le terrain de la différentiation et du clivage.

La presse étrangère, qui apprécie tant les frasques sarkoziennes, s'empare elle aussi du dossier de notre Identité Nationale.

Le Times ironise, Le
Guardian et La Vanguardia retiennent la manœuvre électoraliste, L'Observateur paalga de Ouagadougou se demande s'il ne vaudrait pas mieux "laisser dormir" ce débat pour lequel "il va être difficile de prouver qu'il n'y a pas de soupçon d'exclusion ".


Vaillant soldat, notre plus célèbre Iago engage aujourd'hui le débat avec les élus de la Nation (avec un grand N donc) au moment où les critiques sur l'opportunité de ce débat se multiplient.

Michel Rocard, Robert Badinter, Martine Aubry, François Bayrou, mais aussi en vrac, le FN, les syndicats, certains intellectuels comme le prix Goncourt Marie NDiaye, des associations de banlieue ... tous se liguent contre ce débat truqué, tronqué, dangereux, xénophobe, manipulatoire.


Dans ce climat on ne peut plus positif pour le gouvernement et son brouet, voilà qu'un sondage de TNS-Sofres pour La Croix révèle les Français sereins sur leur identité : Un véritable camouflet pour l'initiative sarkozienne.
L’institut TNS Sofres a demandé aux Français de préciser comment ils se définissaient à l’échelle d’un territoire (ville, région, pays…) selon deux procédures différentes. Quand plusieurs réponses sont possibles, 68 % des sondés disent qu’ils ont le sentiment d’être français. En revanche, quand ils n’ont droit qu’à une seule réponse, seulement 38 % se disent avant tout français.

Selon les résultats détaillés de l’enquête, toutes les générations et catégories de personnes interrogées placent le sentiment d’être français en tête de leurs réponses.

« Le chiffre de 68 % montre que, majoritairement, il n’y a pas d’incertitude sur une identité française bien assumée, analyse le philosophe et politologue Thierry Leterre. Le score plus faible de 38 % souligne, en revanche, que ce n’est pas un plébiscite et que cette identité se partage avec d’autres. »


Rahh ! Va-t-on enfin prouver par ce chiffre de 38% que certains Français ne le sont pas tant que cela et s'identifient davantage à leur pays d'origine ?

Que nenni !!
Plus d’un citoyen français sur cinq se définit avant tout comme habitant de sa ville.

Pour Thierry Leterre, "l’initiative du ministre Éric Besson de précipiter le débat et de le centrer sur la question de l’immigration a créé un contexte passionnel". Mais "c’est au contraire l’image d’une opinion publique « apaisée » qui apparaît à la lumière du sondage".


Cherchons quand même si la burqua ou le barbu pourraient faire le terreau d'un début d'intérêt ou de consensus chez nos concitoyens...

Point du tout !
Au sujet des fondements de l’identité française, les sondés ont établi un tiercé étonnant : ce sont les droits de l’homme, la langue française et le système de protection sociale qui en constituent les éléments les plus importants. La laïcité vient loin derrière.

La nationalité, la langue ou la religion comptent peu. Ce sont d’abord le milieu social et le lieu de résidence qui nous rapprochent.


Mais ce n'est pas le seul enseignement de ce sondage
qui prouverait, selon le politologue Thierry Leterre "que le débat ouvert par Éric Besson souligne la coupure profonde entre le peuple et ses élites".
D’un côté, une gauche incapable de retrouver le fil de ce discours social et émancipateur. De l’autre, une droite qui affiche une conception purement patrimoniale de l’identité nationale.


Une grosse claque
donc au débat faussement indispensable concocté par une droite en mal d'appâts vis-à-vis d'un électorat en fuite, mais une calotte aussi à la gauche si peu capable de redevenir "populaire".




vendredi 20 novembre 2009

Compter les morts en Sarkozie


La Sarkozie compte ses morts.

Non je ne parle pas de nos espoirs footballistiques encore une fois déçus par l'extraordinaire performance de nos bleus nationaux !

Ni même de ces sans abris qui continuent de mourir dans l'indifférence et qui reviendront nourrir la chronique dès que le temps tournera définitivement au grand froid, traités dans la presse à la même enseigne que le marronnier des régimes au mois de mai.

Je parle plus prosaïquement des conséquences d'une politique du "résultat" qui, outre les suicidés de France Télécom, ravage en silence les rangs de la police. Dans le Bulletin d’informations des Officiers de Police, on apprend que l'administration de "l'ordre public" est le milieu professionnel le plus touché en France par les suicides.

Les chiffres au sein de la police nationale sont éloquents : 47 en 2007, 43 en 2008 et 31 suicides depuis le début de l’année pour un effectif de 120000 policiers, soit un ratio annuel moyen de 37 suicides pour 100000 ! Bien sûr les causes peuvent être multiples (familiales et/ou professionnelles) mais rien n’explique de telles disparités si ce n’est l’impact des conditions de travail d’une profession à une autre.

A aucun moment, notre administration ne s’est sentie obligée à revoir en profondeur son management. Et pourtant, le mal-être est bien réel, les policiers souffrent…en silence.

Sur son blog d'un flic, Bénedicte Desforges consacre son dernier article à ce sujet.

Le suicide dans la police, on en parle très peu. Même dans la police.
L’administration a mis en place il y a quelques années une structure, le SSPO (Service de Soutien Psychologique Opérationnel), composée de psychologues à qui les fonctionnaires de police peuvent faire appel. Mais ce système, même s’il part d’une intention louable, a ses limites. Un flic n’a pas forcément envie de confier ses difficultés à quelqu’un qui a une place trop proche de l’organigramme policier.

Quant au nombre de suicides, là encore c’est le flou. Et c’est dommage dans une administration qui sait à ce point jouer de précision sur les chiffres, que ce soit le nombre de délinquants recensés dans la nuit du 12 octobre au 28 juin, ou un objectif de gardes à vue à la décimale près pour la semaine dernière.

Mais il y a une raison à tous ces suicides, une seule et même raison invoquée : "les problèmes personnels"... Quelle bonne blague...

Si c’était leur métier qui contribuait plus que pour d’autres à dégrader leur vie privée au point qu’elle ne soit plus un refuge, au point qu’il n’y ait plus de vie après le boulot ? Le métier de flic de terrain n’engendre pas tous les jours la joie de vivre....

FranceInfo évoque le sujet aujourd'hui, laissant la parole à la blogueuse et à d'autres policiers. :


Ces suicides discrets dans la police Enquête de Franck Cognard (4'46")


En lisant l'article sur le site de France Info, je note la conclusion :

Le taux de suicide dans la police est tout de même beaucoup plus important dans la police que dans la population française : 20 pour 100.000 dans la population, 35 pour 100.000 dans la police et 39 pour 100.000 dans l’Education nationale.

Demain, il faudra aussi parler des suicidés de l'école...



vendredi 13 novembre 2009

Je deviens réac, c'est clair !


Vive la journée de la gentillesse, je me sens une humeur de dogue et suis prête à bouffer les mollets du premier crétin qui me refait le coup des méchants patrons capitalistes exploiteurs !!!

Que de la bonne nouvelle.

La MAAF qui continue de se fiche du "client" (ou plutôt de la bonne poire) en ergotant sur tout avant de me rembourser l'argent avancé au garage.
Connaissent pas le téléphone ces crétins là ? Z'ont passé un contrat avec la poste pour faire exploser leur budget courrier ? Le jeune péteux (pompeusement intitulé "conseiller clientèle" hahaha ) se prend pour une lumière et ne sait même pas où en est mon dossier, c'est à bibi de faire les démarches pour retrouver et contacter l'expert (qui sait, lui, faire son travail et me donne enfin les informations qu'il me manque !!).

Autre sujet de ravissement en cette journée de gentillesse (Grr! Là j'ai de l'urticaire qui commence à me couvrir les joues et à me gratouiller furieusement ), je reçois mon appel de cotisations URSSAF qui m'envoie directement au tapis et quand j'appelle le "service client" (re-hahaha), je tombe sur un message en boucle "tous nos conseillers sont en ligne". Je vais donc balancer mon chèque puisque je ne vois aucune autre solution et cuisiner des patates jusque fin janvier en priant sainte-Patience d'en donner beaucoup à mon banquier (dont, je le précise au passage, je ne suis ni la salariée ni l'esclave !).

Je passe rapidement sur tout le reste parce que j'ai peur de déclencher une méchante réaction en chaîne.

Surtout quand je lis ici et là "Comment Sarko et Copé ont offert 20 milliards au CAC 40" ou comment Lagarde "s'enthousiasme" (SIC) pour "la croissance et l'arrêt des destructions d'emplois" .

Une humeur de dogue, vous dis-je !

Pauvre truffe gouvernementale ! C'est sans doute grâce à cette croissance retrouvée que les entreprises ne peuvent plus payer leurs cotisations ou que "même les cadres frappent à la porte du secours populaire" ! Et d'ailleurs, Michel Sapin ne s'y trompe pas et pose un constat qui fait froid dans le dos !

Pendant ce temps, la Pompadour poursuit ses oeuvres de bienfaisance et Petitmari brasse de l'air puant.


Puisque Gaël me demandait de parler de mes chaussures, je ferais bien, tiens, une démonstration de lancé de godillots dans la cours de l'Elysée !!

samedi 7 novembre 2009

Taxe professionnelle: les victimes inattendues de la réforme


Le projet de loi de finance (PLF) pour 2010 propose la suppression de la taxe professionnelle. Entreprises et particuliers s'inquiètent.

La réforme fiscale ne profite pas à toutes les entreprises de manière équitable :

- Les grands gagnants: les industriels, puisque leurs investissements (machines outils, équipements lourds) sont très importants. Le chef de l'Etat l'a dit clairement: cette réforme fiscale vise à stopper la délocalisation des usines, soumises à une concurrence internationale forte.

- Côté perdants: les entreprises de service, telles que l'intérim, le conseil ou les services à la personne. Elles génèrent une forte valeur ajoutée et sont donc particulièrement touchées par la cotisation complémentaire.

Or, amputer la valeur ajoutée, c'est réduire les capacités d'embauche du secteur, insiste Christian Poyau, ancien président de Croissance Plus, dans une tribune publiée par Les Echos. Les services emploient 70% des actifs.


Les ménages, victimes collatérales

Réduire les taxes sur les entreprises, cela reviendra à terme à augmenter la charge fiscale sur les ménages, selon l'Association des petites villes de France (APVF).

Plus précisément, les ménages "payaient 48% de l'impôt local, ils en paier[ont] 73% après la réforme", selon l'ancien ministre socialiste André Laignel cité par le mensuel Maires de France.


Merci qui ?


Extraits de e24


mardi 13 octobre 2009

Que serait Jean Sarkozy sans papa ?


Notre first-of-all à nous se questionne sur la fin des privilèges de naissance dont se félicitait ce matin le nicolas1er du coucou dans son discours sur le lycée.

Conclusion du concis billet "Ah. Et les nominations à l'EPAD ? Inspiré par Napoléon... "


Sûr que dans la série des passe-droits qui agitent la blogosphère (sans secouer l'opinion semble-t-il hélas) , l'élection (car on est en république n'est-ce pas ?!) de Sarkozy fils à la tête de l'EPAD soulève la polémique.

Et la polémique enfle et atteint les rivages de l'Afrique... Là où réside "l'homme africain qui n'est pas rentré dans l'histoire" et qui se gausse un tantinet.

Et voilà que l'on reparle de l'ambition politique des fils de président ! Et, cette fois-ci, pas en Afrique, un continent qui semble avoir l'apanage de la chose, mais bien en France, patrie de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité.
Être fils de président doit-il forcément apporter des avantages ou, au contraire, se révéler un handicap pour celui qui choisit de nourrir des ambitions politiques ? On le voit, la question est très délicate et il serait bien risqué d'oser la trancher au couteau.

Pour le cas de Jean Sarkozy, on peut quand même comprendre que l'on se pose de légitimes questions quant aux compétences et à l'expérience d'un jeune homme de 23 ans, étudiant de 2e année en droit (seulement) et qui aurait sur les épaules la charge de diriger le plus grand quartier d'affaires d'Europe"

Et l'homme africain de rajouter :
"On a beau croire qu'"aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années" [interrogé sur la candidature du fils Sarkozy, Patrick Devedjian, le président sortant de l'EPAD, a cité ce vers de Corneille, extrait du Cid], tout de même il existe quelque part quelque chose qui vous suggère qu'à une autre âme bien née, mais descendant d'une souche différente de celle de Sarkozy, on demanderait peut-être de faire preuve d'un peu moins d'empressement."

Extrait de Courrier International, un article de Jean-Claude Kongo du journal burkinabé Le Pays.


En tout cas, moi j'adore quand l'homme africain se moque du nanocrate :-) ...

lundi 5 octobre 2009

Today


Ce n'est pas un billet très gai.
C'est qu'il pleut et qu'il fait froid et que je déteste le toujours trop long hiver.

Je me roule en boule sous la couette, je n'ai plus envie d'écouter la radio, de lire les journaux, de répondre aux billets des copains.

Le pitre du gouvernement, l'agité du bocal, la Pompadour ne me font plus rire du tout.

La consultation militante au PS qui frise dangereusement à mon avis le foutage de gueule même si le résultat a le goût d'une victoire pour Aubry,

les questionnements du MoDem sur un éventuel rassemblement des centres et ses incessants débats sur le manque de démocratie interne,

le "oui" des Irlandais à l'Europe qui donne raison à ceux qui piétinent le choix populaire,

la votation pour la Poste qui laisse un goût d'inachevé malgré son succès et dont le résultat ne préjuge en rien des décisions d'une présidence qui ne cesse de renier ses promesses,...


... me donnent surtout envie de fermer les écoutilles et de ne plus rien faire d'autre que de proscratiner en rêvassant sur des #musicmonday.




mardi 29 septembre 2009

Suicides chez France Télécom : Les dérives d'un slogan inepte


Tandis que Sarkozy nous avait habitués à se précipiter au chevet de toutes les victimes du monde, alors qu'il se pose en grand assainisseur des pratiques financières, cependant que le gouvernement nous rebat les oreilles sur une grippe A dont les dangers ne sont qu'hypothétiques, je m'interroge sur le mutisme et la mollesse du nanocrate concernant les salariés suicidés de France Télécom.

Sans doute la cause n'est-elle pas suffisamment médiatique ou peut-être est-elle politiquement dangereuse tant elle met l'accent sur les dérives du slogan inepte "travailler plus" et mensonger "pour gagner plus" ?...

Pour Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée: "C'est une obligation, un devoir à la fois pour l'entreprise et pour le gouvernement, qui est puissamment actionnaire, de se pencher sur cette question. Cela étant, le suicide est une affaire trop grave, trop personnelle pour qu'on puisse réduire ce phénomène que l'on constate chez France Télécom à un problème d'organisation de l'entreprise." Challenges

Pour Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP: "La vague de suicides à France Télécom doit poser à la société toute entière la question du bien-être des salariés dans les entreprises [...] Nous avons déjà fait, avec Eric Besson, des propositions en ce sens sur le partage de la richesse mais je pense qu'on ne doit pas s'arrêter là.


Ainsi, alors que l'un se cache à mots couverts derrière de possibles raisons personnelles pour expliquer les suicides de salariés, l'autre en profite pour rajouter une tartine de publicité dans sa déclaration.

Au lendemain du 24ème suicide en 18 mois chez France Télécom, Romain Blachier, pourtant d'ordinaire assez posé dans ses billets, exprime très bien tout haut, et de manière lapidaire, ce que beaucoup pensent tout bas.


Réjouissons-nous, cet nième suicide permet enfin à France Télécom de sortir une mesure d’urgence pour tenter de rétablir une atmosphère plus apaisée dans l’entreprise.

En effet, il était temps.
Il était temps également que cet "accident" (sic) motive le premier déplacement du PDG sur le terrain. France Info
Et l'arrêt du "principe de mobilité" des cadres.


Pourseformer.fr publie le témoignage exclusif d’un cadre sup’ de France Télécom sur la crise que traverse l’opérateur historique, suite à la série de suicides dans ses murs. Il revient sur des années de politique managériale au forceps et sur des attitudes de dirigeants qu’il ne juge pas toujours à la hauteur.

Effet de psychose, pressions culpabilisantes sur un encadrement qui n'est pas forcément à l'origine de la politique managériale préconisée, Règles de RH appliquées de manière inégales ... Ce témoignage renvoie aux réels responsables et démontre un malaise qui touche toute la pyramide hiérarchique.


Je ricane méchamment en lisant dans le NouvelObs que la première mesure envisagée concernerait la construction d'un immeuble "zéro suicide" .

Il n'existe pas de statistiques sur les suicides liés au travail. (Voir dossier INRS 2007)

Anonymat, manque de dialogue, rythme des restructurations de société, stress, concurrence entre les salariés, mise au placard, licenciement ou harcèlement moral sont les principales causes de suicide au travail.

"Le phénomène du suicide lié au travail n'est pas nouveau, mais il s'est accentué ces dernières années", selon Christian Larose, président CGT de la section du travail du Conseil économique et social (CES). France5


Je ris méchamment et je me sens pousser des crocs de louve.


vendredi 11 septembre 2009

Comme elle sent bon la France !


Terrible vent contraire sur ce blog en ce moment ! Impossible d'avancer, j'ai affalé la grand-voile et je laisse dériver l'embarcation.

Je pourrais arguer que j'ai des choses bien plus passionnantes à faire que de nourrir ces pages. Ce n'est même pas exactement le cas : du temps, il m'en reste. C'est l'envie qui meurt.

J'ai une indigestion de vigilance, un trop-plein de ras-le-bol, et, face à l'ampleur de la tâche - entre une sarkozie au sommet de son erratique incapacité et de son indécence (à lire cela, les bras m'en tombent plus encore) et une opposition qui part en capilotade - je craque.

Et ce n'est pas la proposition de Royal qui va arranger les choses pour 2012 !

Ni le joli hochet dont le PS veut se doter qui va améliorer la démocratie interne d'un parti dont on se demande s'il est encore "gouvernemental" tant il part à la dérive.

Bah voui, je suis désolée, je ne vois dans ce truc qu'un amuse-neuneus qui va être tout juste bon à recentrer les militants égarés dans divers forums et cercles de réflexion (manière de savonner la planche de certains et certaines qui dérangent) et à les tenir en haleine en attendant les prochains tractages-boitages (qui nécessitent - pour le coup - de diligentes brebis).

Pareillement, je ris jaune en observant les retombées de l'OPA, heu pardon OPD, de Bayrou à la Gauche. Dans la série "je continue à faire le guignol pour draguer toutes les voix possibles", on ne fait pas mieux. Certains s'en félicitent, moi, je freine des 4 fers compte-tenu de la faiblesse de cette gauche.

Alors, on peut toujours se gargariser de grands mots et formules dogmatiques, écrire de longues diatribes contre la sarkozie pourrie, se poser la question de savoir ce qu'est être de gauche (mais je vais répondre, hein ? Ne serait-ce que pour lever les doutes qui rongent mes copains de oueb :-) ou de droite ... Rien ne sert et rien ne change.

Les "partis dominants" (selon la formule con-sacrée de certains que j'aime bien au demeurant:-) ne sont plus pour moi d'aucun recourt puisqu'ils ne font qu'alimenter par leur fonctionnement la gangrène qui ronge notre démocratie.

Je vais donc tenter de réorienter mon action vers un terrain plus neutre que l'on pourra trouver peu efficace dans le cadre de nos institutions mais qui aura le double avantage d'avoir un réel impact sur deux ou trois gugusses et de ne pas cautionner un système politique qui me donne la nausée.


vendredi 17 juillet 2009

La dangereuse dérive de l'Etat sarkozyste


Le site Fraternet.com s'interrogeait en 2003 sur la démocratie en Afrique et décrivait les manœuvres utilisées par les pouvoirs en place pour maintenir les populations sous leur férule :

" Qu'est-ce qu'en fait les élections en Afrique sinon un moyen pratique de légitimation d'un pouvoir spolié et confisqué au peuple ?

Dans la véritable démocratie, le détenteur du pouvoir est le peuple appelé souverain primaire. Les citoyens ne pouvant tous exercer cette souveraineté, ils délèguent leur pouvoir à un nombre restreint d'élus qui l'exercent à leur place. Ces personnes sont désignées à travers des élections libres et transparentes. Ainsi, le pouvoir exercé par les élus l'est au nom du peuple qui le lui a temporairement transféré et à qui ils doivent rendre compte.[...]

Malheureusement, plusieurs pays du Tiers-Monde présentent une démocratie de façade, caricaturée. L'on fait certes parler les urnes mais le résultat n'est pas l'expression de la volonté souveraine du peuple mais plutôt de la puissance du prince.[...]

Tout est mis en œuvre pour consacrer le pouvoir du plus fort, par le plus fort et pour le plus fort qui ne ménage aucun effort pour asseoir son autorité.

J'ai fait le lien avec cet article lorsque j'ai lu une fois encore, dans je ne sais quel message récent, l'expression révoltée "La France est une république bananière !"


C'est la question que pose Olivier Toscer dans son ouvrage : «La France est-elle une république bananière?»

En avril 2009, il recensait sur son blog toutes les décisions et actions de notre gouvernement illustrant très largement cette dérive de notre démocratie.

Extraits :

En janvier :

  • - La suppression de la publicité sur les écrans des chaînes publiques décidée unilatéralement par Nicolas Sarkozy, entre en vigueur. Propriétaire de TF1, Martin Bouygues, «le meilleur ami» du président, peut se frotter les mains.
  • - Le Président de la République annonçe la suppression du juge d'instruction indépendant. Les enquêtes judiciaires seront désormais toutes dirigées par le Parquet, soumis au pouvoir politique. Même les plus sensibles politiquement.
  • - Bernard Kouchner, convaincu d'avoir facturé à plusieurs pays africains (Gabon, Congo et Niger), pour plus de deux millions d'euros de vagues études sans intérêt, avant d'être nommé au Quai d'Orsay, est confirmée dans ses fonctions de Ministre des Affaires étrangères par l'Elysée.

En février :

  • - Nicolas Sarkozy nomme son principal conseiller économique à la tête du nouvel ensemble bancaire Caisse d'Epargne/Banques Populaires, en se passant de l'avis de la Commission de Déontologie du Service Public.
  • - Bien que bénéficiant lui-même de l'immunité présidentielle, le président confirme sa qualité de... Lire la suite

La liste s'arrête au 23 avril
mais depuis lors, elle pourrait être largement complétée avec ce que nous recueillions chaque jour sur nos blogs.


Le dernier avatar de cette dérive bananière
en France est probablement le lièvre soulevé par la Cour des Comptes : 1,5 million d'euros d'obscurs études d'opinion qui se retrouvent régulièrement publiées dans Le Figaro. Les mots ont un sens

Et la vraie question, posée par Marianne2, n'est pas de nature financière, mais relève davantage de la manipulation de l'opinion :

" Sur les 35 études diverses facturées en 2008, au moins 15 d’entre elles avaient également fait l’objet de publications dans la presse. Pour un nombre très limité d’entre elles, la version remise à l’Elysée contenait des thèmes ne figurant pas dans la version grand public. Pour les autres études, le document remis à la Présidence était identique à celui publié par des organes de presse et conduisait donc à remettre également en doute l’intérêt de telles commandes ».

Ici, la pratique du cabinet et de(s) l'institut(s) qu'il fait travailler pose plusieurs problèmes d'ordre politique et déontologique :

1) Quelle est la nécessité pour l'Elysée, qui dispose de tout un staff de professionnels de la communication de passer par un « cabinet intermédiaire », qui, en position de donneur d'ordres, a tout loisir d'orienter les études de façon à les rendre les plus utiles possibles pour le pouvoir et, dès lors, de fausser le jeu démocratique ?

2) Comment un institut de sondage peut-il accepter de voir certaines questions rendues publiques tandis que d'autres ne le sont pas, si ce n'est, là encore, pour favoriser un dessein politique ? « Normalement, une enquête est soit totalement publique, soit pas du tout, c'est le client qui choisit. Mais on ne peut pas publier certaines questions et pas d'autres. Il y a là un problème de déontologie », estime un vieux routier du secteur. Lire tout l'article


Cette dérive et cette collusion malsaine entre médias et pouvoir ne sont pas nouvelles. Elles ont commencé avant l'arrivée de Sarkozy à la tête de l'Etat.

Mais elles s'accélèrent et il n'y a pas un jour où nous ne trouvons dans l'actualité les preuves de leur aggravation, à travers de l'information qui ressemble de plus à plus à de la propagande, des décisions qui favorisent les "amis" du pouvoir ou bien encore un état policier qui se renforce.


Des preuves trop souvent à peine relevées par des journalistes au garde à vous.

jeudi 16 juillet 2009

La cour des comptes rend son rapport sur les dépenses de l'Elysée


cour des comptes

Comme beaucoup de bloggeurs, je me suis amusée des premières dépêches traitant du dernier rapport de la cour des comptes.

Pour être juste, il faut rappeler que c'est Sarkozy lui-même qui a demandé à cette instance de réaliser un contrôle sur les dépenses de l'Elysée.

"Auparavant, il n'existait pas de budget unique de l'Elysée et de nombreuses dépenses liées à l'activité du chef de l'Etat étaient payées par une quinzaine de ministères différents, sans aucune visibilité pour le contribuable.

La loi de finances 2008 a pour la première fois doté la présidence de la République d'un "budget consolidé", d'un montant de 110 millions

M. Dosière avait publié en juin un rapport très critique sur ce budget 2008, dénonçant une "explosion" des dépenses de l'Elysée, une "absence" de transparence et même des "manipulations budgétaires". " Les Echos

La cour des comptes "reconnaît de réels progrès dans la transparence ainsi que dans la volonté de faire des économies, avec un budget «conforme aux prévisions. Mais elle pointe également la persistance de nombreuses pratiques opaques." Le Figaro

Notamment, les mises à disposition de personnels entre les ministères et l'Elysée qui, mal finalisées, entraînent une dette de plus de 4 millions d'euros au 15 juin.

Le Figaro évoque aussi "le manque de mise en concurrence des fournisseurs de l'Elysée, ce qui occasionne des dépenses supplémentaires. Un seul fournisseur assure 91% des 126.000 euros de boissons non alcoolisées, par exemple."

Le Figaro souligne également que " les Sages doutent de l'opportunité d'une série d'études d'opinion commandées et réglées par la présidence".


Comme le précise Arrêt sur Images, l'Elysée finançait en partie certains sondages, que publiait ensuite Le Figaro.

"Dans le domaine de la communication et des médias, une des dix-neuf pages du rapport est employée à décortiquer le bien étrange fonctionnement des sondages à l'Elysée. On y apprend que l'Elysée a signé le 1er juin 2007 une "convention" avec un cabinet chargé de réaliser des études d'opinion, "pour un coût avoisinant 1,5 million d'euros".
Les conditions sont... intéressantes : pas d'appel d'offre, ce qui est illégal pour un marché public de cette dimension, et seulement une page de contrat pour lier les deux parties.
La Cour souligne le caractère "exorbitant" de cette convention, puisqu'elle prévoit que le cabinet décide seul des études à commander, à l'institut de son choix et quand il le souhaite, sans demander l'avis de l'Elysée ! En 2008, "près de 130" études auraient ainsi été commandées."
Ce contrat a été modifié en mars 2009 à la demande de la Cour des comptes.


L'Expansion explique que "Sur des marchés plus ponctuels, comme pour la Garden party du 14 juillet, l'appel d'offres a aussi été"de pure forme" et le prestataire choisi, par exemple pour l'aménagement des tentes, ne proposait pas les meilleurs prix. Selon le document de la Cour, le prestataire en charge de cette "garden-party" depuis 1995 a été retenu avec une offre de plus de 296.000 euros alors que l'offre de son concurrent n'était que de 186.900 euros."

Enfin, "d'importantes économies seraient également possibles si le président employait les avions de l'Etat pour ses vacances plutôt que des vols commerciaux, estime la Cour"


"Sous l'oeil critique de la Cour des Comptes" tître L'Expansion, "Nicolas Sarkozy a remboursé à l'Elysée 14.123 euros de dépenses privées payées par la présidence de la République en 2008 et mises au jour par le contrôle. Le chef de l'Etat a assuré à l'institution qu'il ignorait que l'Elysée avait pris en charge ces dépenses personnelles.


Enfin, réjouissons-nous, puisque, selon le JDD, Lefebvre félicite la "transparence" et le "contrôle" de la gestion du budget de l'Elysée . Dans un communiqué, le porte-parole de l'UMP ne tarit pas d'éloges envers Nicolas Sarkozy, "qui a ainsi rompu avec la tradition en créant pour la première fois un budget et en le soumettant au contrôle d'un organisme indépendant".


Amen.




mercredi 15 juillet 2009

15 juillet, évasion fiscale et prix du demi


15 juillet, bonne nouvelle : Le soleil est au rendez-vous.

15 juillet, mauvaise nouvelle : Vous aurez du mal à payer votre Baron (des liens bordel, des liens !) ou votre Cacolac (au passage, excellent article sur l'homme circonstanciel à lire !) moins cher qu'il y a 15 jours :

Le 30 juin, à la veille de la baisse de 19,6 % à 5,5 % du taux de la TVA applicable à la restauration, le gouvernement avait rappelé à l'opinion que les professionnels ne s'engageaient pas seulement sur la baisse des prix. Deux autres promesses, avait-il vraiment insisté, ont été écrites noir sur blanc dans le « contrat d'avenir » conclu entre le patronat et les pouvoirs publics : des progrès en matière sociale et une modernisation des entreprises.[...]

Deux semaines après l'entrée en vigueur du dispositif [...] un certain nombre d'observateurs crédibles, les relevés de nos correspondants en région et même, à mi-voix, la présidente de l'UMIH dressent un bilan décevant de l'effet le plus visible attendu du changement de taux de la TVA : ce dernier n'a pas eu la traduction espérée sur la facture des clients des restaurateurs indépendants.

Le coût de cette décision, dont l'objectif était surtout de prouver la fiabilité des promesses politiques, reste très onéreux (2,4 milliards)

Le résultat paradoxal est que la mesure devait soutenir la restauration indépendante et traditionnelle face aux chaînes et à la restauration rapide. Ce sont ces derniers qui pourraient être les grands gagnants de l'opération. Les Echos (réputé journal de gauche gravement subversif :-)

15 juillet, rions un peu :



Dans le Canard Enchaîné, Eric Woerth ne renonce pas à son projet de "police fiscale" pour récupérer les 30 à 50 milliards d'euros qui fuient à l'étranger mais supplie que l'on ne nomme pas ainsi les quelques agents du fisc auxquels il souhaiterait donner les compétences d'officiers de PJ.

Non seulement Sarkozy met son veto à ce projet mais, pire encore, c'est lui qui avec les deniers de l'Etat, convie un chanteur "reconnu" (pour son évasion fiscale) pour animer gratuitement la soirée du petit peuple !

mardi 14 juillet 2009

14 juillet : la république des coucous


Aujourd'hui, il fait beau, c'est 14 juillet, c'est un jour que j'aimais bien avant. Un jour qui me rendait un peu enfant, qui me faisait applaudir, dans une joie un peu simplette mais délicieuse, les feux d'artifices, la musique des parades, les lampions le soir.

Mais comme tout, depuis ce funeste printemps 2007, je n'ai plus envie de rire. Et tout ce qui se rapporte aux représentations de mon pays qui mettent en scène une présidence qui me hérisse le poil me rappelle dans quel état erre mon pays.

Alors, pour expliquer, je copie un extrait d'un billet que j'ai écrit en mars 2008 et que j'avais intitulé "Le nid de coucous".

Il reste terriblement d'actualité. Mon état d'esprit n'a pas varié ... à moins qu'il n'ait empiré.

Ce n'est plus un simple goût amer, c'est une envie de vomir en permanence. Ce n'est plus de l'irritation, c'est une colère violente, sourde et contenue.

Jamais je n'ai encore ressenti pareille révolte et, en même temps, déprime plus sérieuse. Je ne peux plus supporter de voir ce petit Napoléon de pacotille faire joujou avec la république, profiter sans vergogne des avantages de sa fonction, se balader en carrosse doré, s'offrir une grasse matinée au château, faire des ronds de jambe et des courbettes aux puissants de ce monde, écrabouiller d'un coup de talonnette ce que d'autres ont mis des années à construire, promener sa miss sous les sunlights et nous afficher en pleine gueule sa jouissance répugnante de parvenu.

Je n'ai aucune estime pour ce qu'ils font, pour ce qu'ils sont. Dans leurs choix, leurs actes et leurs comportements, tout me choque. J'ai l'horrible impression qu'une bande de coucous s'est installée dans notre nid, que notre Nation n'a plus de sens et que nos impôts ne servent plus qu'à entretenir la bouffissure de quelques squatters.

Sarkozy, Bruni, Dati : Qui sont ces gens-là ? Je n'ai RIEN en commun avec eux.


Fric, cul, show-biz, mensonges, grossièretés, intransigeance, autocratie, égotisme, populisme.


.. Vomir.


J'éteins la télé, je fuis les journaux, je coupe la radio, je ferme les yeux devant les kiosques aux devantures desquelles s'étale toute cette révoltante mascarade.



Joyeux 14 juillet 2009


Joachim.bdf
envoyé par lesyeux


dimanche 5 juillet 2009

Henin-Beaumont : la défaite de notre système politique


J'avais prévu de ne pas en parler, puisque partout déjà, Hénin-Beaumont fait la une des blogs. Malgré cela, ce billet va peut-être m'aider à faire passer l'abattement que je ressens à la lecture des résultats de cette mascarade démocratique.

C'est le Monolecte qui résume le mieux mon sentiment : "Je ne vois pas trop comment on peut parler de victoire républicaine dans un bled où 48% de la population vote FN !" écrit-elle sur twitter.

Le suspens du dépouillement à Hénin-beaumont n'avait rien à envier à celui de la seconde étape du Tour de France. De minute en minute, sur Rue89, on pouvait suivre l'affaire et ses rebondissements :

19h37. Bruno Bilde, porte-parole de Steeve Briois, change de ton. Il ne reconnaît pas la défaite du FN, vient-il d'affirmer à Rue89 :

« On est en train de remonter, donc je ne peux pas vous en dire plus. Les résultats sont très serrés, on ne reconnaît rien du tout, contrairement à ce que dit la dépêche AFP. »

19h26. Le Front national reconnaît sa défaite, selon l'AFP.

19h20. Un immense cri de joie (« Ouaaaaaaaaaaaaaaais ! ») provenant de la salle des fêtes confirme les bruits : le bureau de vote n°1 donne Duquenne gagnant.

19h15. « Quel cirque », peut-on entendre sur le court trajet qui sépare la salle des fêtes du bar Le Bellevue. Bondé, la température y est toutefois moins élevée que dans le bureau de vote.


Déjà, on pressentait les querelles stériles à venir, les chipoteries mesquines, les postures mille fois vues.

Tandis que résonnent les trompettes de la victoire et les discours tellement attendus qu'ils en sont à vomir, rien n'est dit sur les causes réelles du vote des Héninois.

Pour Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, « c'est la victoire du bon sens », a-t-il déclaré à Rue89 :

« Les électeurs ont au premier tour condamné le PS qui gérait la ville et au deuxième tour le Front national qui voulait profiter du désespoir des électeurs face à une gestion socialiste condamnable.

L'UMP a sereinement appelé à voter pour le candidat divers gauche, qui a une lourde responsabilité, celle de répondre maintenant aux attentes des électeurs de droite et de gauche, qui ont choisi de lui faire confiance. »

Pour Martine Aubry, c'est la victoire du front républicain.Les Héninois ont « fait le choix de Daniel Duquenne pour porter l'espoir et l'avenir " rajoute-t-elle.

"J'espère vraiment que cela veut dire que le Front National n'a pas de place dans notre pays. En tout cas, il n'avait pas de place dans le Nord- Pas-de-Calais parce que je crois que ce qu'il porte était l'inverse des valeurs que portent les habitants du Pas-de-Calais [...]
Par rapport à la situation d'Hénin-Beaucmont, le front national n'aurait pu qu'accroitre encore la catastrophe"
déclare le premier secrétaire du PS au micro de France info.

Plutôt que de crier "bravo !" face à un score qui devrait au contraire clairement inquiéter - puisque Daniel Duquenne n'obtient QUE 52.38% des voix - il serait peut-être temps d'écouter ce que disent les électeurs du FN, quelles sont leurs attentes, qu'elles sont les raisons de leur colère et de leur choix si politiquement incorrect.
Ecouter "la base" d'une manière générale.

Le FN, revigoré localement par une double crise économique et politique, n'est pas mort. Il est toujours en embuscade, prêt à récupérer les voix de nos concitoyens les plus démunis et les plus écoeurés par les turpitudes d'un monde politique décomplexé au-delà du tolérable.

Ce soir, encore une fois, je ne vois aucune issue pour notre démocratie tant qu'elle sera aux mains d'un monde politique indigne de confiance, obsédé de pouvoir, engraissé de ses cumuls et reposant sur un système partisan et dogmatique qui ne correspond plus ni aux attentes profondes des électeurs, ni aux urgences économiques, sociales et écologiques.

Et ce ne sont pas les ralliements de dernières heures qui feront croire à une quelconque victoire de la démocratie. Car, à n'en pas douter et dans fort peu de temps, cet assemblage hétéroclite provoquera des guerres de tranchées au sein de cette fausse majorité qui sera bien incapable alors de proposer aux Héninois autre chose qu'un désolant spectacle.


Edit 22h00 :L
e maire fraîchement élu déclare «C'est un instant magnifique. Nous avons su redonner à Hénin-Beaumont son esprit républicain. Demain commence aujourd'hui»

En effet, quel moment magnifique ...


samedi 4 juillet 2009

Oh le menteur ! *


* Je risque gros avec ce titre ?

Ce n'est pas pour rien que ce blog s'appelle trompe-l'oeil et faux-semblants, jamais la politique n'est apparue aussi travestie que ces derniers temps. Au pays du double jeu, nous sommes gâtés !

Pour s'en convaincre, si c'est encore nécessaire, je vous renvoie vers l'excellent article de Reversus qui décortique l'interview de Sarkozy dans le Nouvel Obs et démonte pour nous ses ficelles de communication.


Pour ce week-end, je préfère mettre en ligne la vidéo dénichée par Intox2007. Souvenez-vous, c'était lors du débat Royal-Sarkozy.
Ecoutez.
Tout est déjà contenu dans ce passage : contrevérités assénées, arrogance du candidat, servilité des journaleux.



Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
"Madame, permettez moi de vous le dire vous faites une erreur. Le Financement des retraites est équilibré jusqu'en 2020 (..) contesté par personne."


Alors, vous aussi, faites tourner cette vidéo, affichez-là sur vos blogs, parce qu'il ne faut surtout pas oublier.


Edit : blogs qui affichent la vidéo
Dagrouik
Partageons mon avis
Peuples
Ruminances
Expat-Prague
Skeptikos (même sujet, autre angle)
Reversus
Le Pavé
Rimbus (autre vidéo, autre fausse promesse)
Sarkofrance




lundi 29 juin 2009

Karachi - Qui peut encore ignorer ?


Voilà presque dix jours que les premières révélations concernant l'attentat de Karachi sont apparues sur le net. Quelques jours après le début du buzz sur la toile, la presse commence parcimonieusement à en parler sans que le sujet prenne l'ampleur qu'il se doit, noyé qu'il est par Versailles, la burqa et la mort de Michael Jackson.

Ceci dit, la perle que j'avais commencée, reprise depuis sur différents sites, notamment sur Rue89 (et là aussi), ressemble davantage déjà à une grosse boule puante qu'à une jolie gouttelette... Au point qu'il me semble difficile de la nourrir davantage sous peine de la voir devenir inexploitable avec 67 documents recensés (vidéos & articles).

KARACHI


Cependant, le buzz se poursuit et enfle. Qui - parmi ceux qui s'intéressent à l'information en ligne - peut encore ignorer le sujet ? Il ne s'agit pas - en ce qui me concerne - de divaguer sur de vaseuses suppositions ou de créer un buzz à seule fin de déstabiliser la droite. Il s'agit simplement de recevoir des réponses claires sur une affaire pour le moins opaque qui, rappelons-le, laisse des familles endeuillées et pleines d'interrogations.

Aussi, en même temps que j'appose ce matin sur mon blog une bannière Karachigate, je m'interroge sur le silence des blogs de droite.

Je suis bien consciente que certains blogueurs de gauche peuvent avoir un objectif plus radical que le mien en relayant cette affaire de Karachi dans laquelle, de toute évidence, certaines hautes personnalités semblent avoir trempé. Toutefois, l'honnêteté voudrait que la blogosphère entière interpelle les gouvernants pour qu'ils nous apportent des réponses précises, et ce pour une simple question de transparence républicaine.

Si l'un des lieux d'expression privilégiés des citoyens ne sert pas de caisse de résonance pour des raisons partisanes, à quoi sert le net et en quoi est-il plus libre et plus riche que les médias traditionnels ?
En somme, en ne jouant pas le rôle de poil à gratter, en ne traquant pas l'information impertinente, en détournant l'attention du lecteur sur des sujets périphériques comme le font déjà trop souvent la presse, la radio et la télévision, en quoi serions-nous plus intéressants à consulter ?


Mais mon interrogation est double, car - de la même manière - je trouve l'opposition bien discrète sur le sujet.

Comment se fait-il que Bayrou - si prompt à dénoncer à tout bout de champ la sarkozie - ne monte pas au créneau pour exiger la vérité sur ce dossier particulier ? Je veux bien croire qu'il soit abattu par son déplorable résultat aux dernières élections, par la fronde interne à son parti et par la création d'un troisième centre là où déjà deux semblaient de trop, mais quand même ...

Le Parti Socialiste n'est pas beaucoup plus disert. Le 19 juin, deux députés PS demandaient une mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi. Cette demande n'était relayée que le 23 juin par le Président du groupe socialiste à l'Assemblée. Hormis cette demande, l'Etat major PS reste coi alors qu'il semblait bien plus bavard sur le voile ...





 

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