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jeudi 15 avril 2010

Le lip-daube du Paradem ! La politique vraiment autrement


Vous l'avez rêvé, espéré, attendu, porté, voulu... Le voici en exclusivité nationale : Le lip-daube du Paradem. Que tous ceux qui veulent "changer les hommes avec des géraniums" nous rejoignent dans un irrésistible mouvement de rassemblement chlorophyllé. Avec le Paradem, refleurit l'espoir que demain "plus rien ne sera comme avant *...

Extrait du site du ParaDem


Les politiques - si on sait se moquer d'eux - ne seront plus jamais comme avant :-)

Malheureusement, nos recrues socialistes ont l'air de ne pas encore avoir totalement acquis le sens de la dérision : ah ! doctrine, quand tu nous tiens ! ! ...




Lip daube du PaRaDem from Leroy Morin on Vimeo.

Film tourné le 2 avril 2010 par FVZ (à l'Imprevu, 35 rue Didot à Paris) lors de l'Université de Printemps du PaRaDem, sur un scénario baclé par Michin et Leroy-Morin. Merci à Jean-François (Clair-Obscur) pour le montage,la post-synchro et l'ensemble de la post-production. Tous les participants (ainsi que Ségolène R.) demandent humblement pardon à Alain Souchon et Laurent Voulzy du sort qu'ils ont fait au "Pouvoir des fleurs", mais c'était pour une bonne cause... la nôtre !

lundi 21 décembre 2009

Faut-il sacrifier la liberté au profit de la sécurité ?



Demain 22 décembre 2009 à 19:00
, aura lieu le prochain débat du café-citoyen de la Nouvelle Arcadie Paris sur le thème suivant :


Faut-il sacrifier la liberté au profit de la sécurité ?


Nous vous attendons à L'imprévu, 35 rue Didot / Place Flora Tristan, 75014 PARIS (Métro Pernety).


jeudi 17 décembre 2009

Appel au No Sarkozy Day le 20 mars 2010


A l’initiative de blogueurs, des centaines de milliers de personnes ont défilé samedi 5 décembre dans les rues italiennes pour réclamer la démission de Berlusconi et pour qu’il soit jugé.

La manifestation anti-Berlusconi a été un succès selon La Repubblica - Courrier International


"Quand l'ère Berlusconi sera finie, on parlera encore de ce 5 décembre comme du jour qui a changé l'Histoire", écrit le quotidien en éditorial (édition du 6 décembre). Il fait allusion au No-B Day, la grande manifestation organisée à Rome pour
demander la démission de Silvio Berlusconi. Selon le journal, plus de 1 million de personnes ont défilé dans la capitale en portant un foulard ou un drapeau violet. D'autres rassemblements se sont déroulés dans 116 villes de la péninsule et dans 39 capitales étrangères"

Lire le détail de la journée sur Courrier International




En France, de simples citoyens ont décidé de reprendre cette idée et d'organiser un No Sarkozy Day, le 20 mars prochain pour demander la démission du Président.

Fait remarquable, cette mobilisation n’est rattachée à aucun parti à aucun syndicat à aucune association.


Voici un extrait de l'appel à mobilisation aujourd'hui paru sur Facebook.

Les libertés les plus élémentaires sont bafouées chaque jour de plus en plus.
Le principe d’égalité est systématiquement remis en cause, les ponctions se font sur ceux qui ont le moins, les cadeaux vont à ceux qui ont le plus. Le président de la République française n’est pas le président de tous les français mais un chef de clan.

La fraternité ciment du peuple est méthodiquement mise en pièces, à la place on installe une politique de la peur des autres.

Nicolas Sarkozy a failli dans son devoir de garant des idéaux de notre pays, il est de notre devoir de nous unir pour exiger sa démission.

Cette mobilisation se tiendra partout en France à partir de 14 Heure devant les préfectures et les sous préfectures à Paris place de la Bastille, et dans le monde entier devant les ambassades de France.

A l’issue des manifestations se tiendront partout des assemblées générale populaires, afin de donner la parole au peuple.

Le pouvoir du peuple comme but le pouvoir du peuple comme chemin, voila ce qu’est la démocratie, voila ce que doit être notre action.


Si comme moi, vous soutenez le constat et que vous pensez que de simples citoyens peuvent s'organiser librement sans la tutelle (et la récupération ?) d'une quelconque organisation partisane, je vous invite à faire comme moi en soutenant cette initiative.

jeudi 10 décembre 2009

Où va la France ?


Il y a des commentaires qui relancent certaines polémiques fangeuses vers des hauteurs plus propices à la réflexion.

C'est le cas de celui-ci, reçu en réponse à mon
article sur l'Identité nationale, qui me semble poser les bonnes questions et ouvrir, pour le coup, le vrai débat.




"Chic ! un débat . Merci M'sieur Besson .

J'ai parcouru les réponses sur ce site ( et sur d’autres ) , un peu rapidement je l'avoue. Quelques unes ( merci ) sont en lisière de ce sur quoi , pour construire le futur encore mieux, il conviendrait de s'interroger. (A mon sens, pas forcément très partagé, mais qui sait ... ).

En premier lieu, il conviendrait de s'interroger sur le terme "identité", avant de lui accoler le qualificatif "nationale". Quel individu parmi les surfeurs ici présents est capable de dire qui il est ? Pour moi c'est difficile, même après 63 ans de tâtonnements ( rire ) . Alors pour un collectif de plusieurs millions d'individus, il sera bien difficile de définir un ego commun ... oups ... lapsus ... une identité commune. Qui parlera ? au nom de qui ? De qui retiendra-ton les pensées maîtresses ? [Ces questions là sont comme par hasard parmi celles qui bloquent le processus démocratique ( autre débat )]

Seconde question : Qu’est ce qu’une nation , et si elle a une identité , est elle constituée de l’agregat des identités d’individus vivants, ou bien est elle trangénérationnelle ? La nation est elle un être à part entière, pensant, émotionnel, apte à la rationalité ? Et pourquoi un officiant de la République n’emploie-t- il pas l’adjectif républicaine plutôt que nationale ? ( ??? )

Certains ont fait allusion à la devise républicaine. Liberté Egalité Fraternité . ( Qui n’est plus aussi visible qu’autrefois sur les mairies nouvellement construites, soit dit en passant ). Cette approche me convient assez ( il faut bien que je me dévoile un peu, plutôt que de ne poser que questions sans réponses comme plus haut ). Mais je regrette qu’on affirme que cette devise fait partie de nos fondements, car elle en est loin ; la fraternité, entre autres, peine à être mise en œuvre. C’est un peu comme si la France était fière d’un fantasme ( positif ) qu’elle ne sait assumer. Elle tente de s’en rapprocher asymptotiquement mais trop souvent diverge. Après tout, peut être la caractéristique essentielle de l’identité nationale est elle la schizophrénie, ou la non cohérence de l’idéal et de la construction.

Donc, peut être vaudrait il mieux débattre sur le projet national : définir ce que nous voulons être, ce que nous voulons qu’après nous la nation soit, puis y travailler. Nul doute que ce travail serait ( sera ? ) mené en direction d’un idéal de perfection noble. Qui ne pourrait qu’être suivi s’il est exemplaire, par tous, en tout lieux , de toutes origines. Cela me semble plus constructif que la coercition ou le rejet, non ?

________________

La solidarité me semble devoir être le cœur du débat si l’on veut qu’il soit sain."

Ana ( Haute Savoie )


Edit : à lire aussi sur Courrier International, la dernière tribune de Sarkozy dans le Monde, vue de Belgique (avec en prime un entrefilet sur "Sarkozy, sauveur de la Suisse")

mardi 24 novembre 2009

Les crétins du oueb


Je suis d'ordinaire plutôt une fille "cool" : j'aime bien rire, picoler avec les potes, échanger avec ceux qui n'ont pas forcément les mêmes opinions que moi, me moquer de la "bien-pensance", apprécier les traits d'humour, ignorer les querelles personnelles...

Je me fous que Tartempion ne suive pas le chemin des "braves gens"et j'ai tendance à estimer que si Fatima veut se couvrir d'un voile de la tête aux pieds et accepter de bouffer à une table différente de celle des hommes, c'est de l'ordre de son choix "religieux" donc personnel.
En tout cas, j'évite soigneusement de juger Fatima ou Tartempion à l'aune de leur patronyme ou de la "pensée dominante" ou même de mes apriori immédiats.

Que Truc trompe sa femme à tout va ou que Unetelle bataille avec un pastiche de barbichette me réjouirait plutôt dans le sens où cela démontre que nous sommes encore dans un espace de liberté dont d'autres ne jouissent pas.

Le fait que l'on s'encagne sur nos blogs respectifs à coups de preuves-massues et de "coups de pelle"© me fait plutôt rigoler et j'aime d'ailleurs que l'on fourbisse l'argumentaire, c'est ce qui nous rend moins cons et nous permet d'avoir un peu plus de lucidité dans un monde où règne la manipulation.

Pourtant, parfois, Hulk se réveille. Il y a quelques sujets qui pour moi, ont une importance majeure. On pourrait dire qu'ils touchent à mes valeurs.

Je déteste en particulier tout ce qui tend à abrutir, sans doute parce que cet abrutissement me parait être en grande partie responsable de comportements moutonniers favorisant la floraison et multiplication de politiciens sans vergogne qui nous roulent à qui mieux mieux dans la farine.

Or, s'il y a une chose qui favorise cet abrutissement, c'est sans aucun doute la facilité. Rien de plus facile en effet que de faire florès sur un blog en traitant de sujets épineux de manière boueuse et nauséabonde.
Rien de plus facile que de faire applaudir le gogo par un trait de plume acide trempée dans de l'eau de purin, en évitant soigneusement tout ce qui peut relever de l'argumentation et en se contentant de flatter ce qui a de plus nullissime, petit et méprisable dans l'instinct humain.

C'est l'inverse de ce qui fait mon engagement politique.

Ne pas lutter contre cette facilité, même lorsque l'on sait l'option difficile (voire perdue d'avance car quoi de plus ardu en effet que de ramener un discours vasouillard au-dessus du niveau de la mer(de) ?), sourire aux propos réactionnaires sous prétexte de copinage de comptoir ou de tolérance-angélisme, "laisser pisser " ou "laisser dire" sans réagir en imaginant benoîtement que ce silence sera "entendu" comme méprisant, c'est au mieux de la faiblesse, au pire cautionner cette facilité populiste et démago.


Pour ma part je pense que le combat quotidien contre la fange obscurantiste et contre toute forme de facilité devrait toujours accompagner tout engagement politique de gauche... Si, bien sûr, on considère qu'être de gauche, c'est, entre autre, vouloir promouvoir l'intelligence collective ou tout au moins le vrai débat d'idées.


Je ne me retrouverai donc jamais dans aucune démarche n'ayant pas comme première volonté de défendre pied-à-pied la réflexion et les discussions de fond et privilégiant les affects, la superficialité et les grossiers raccourcis aussi rigolos soient-ils.

samedi 21 novembre 2009

Je participe à la semaine des cafés citoyens


Une première du 21 au 28 novembre 2009

La Semaine des Cafés Citoyens est un grand débat national proposé par le réseau de La Nouvelle Arcadie. La première édition de cette évènement se déroule du 21 au 28 novembre 2009 sur le thème : « Faut-il et comment rendre les hommes responsables de leurs actes envers les générations futures ? ».

"Le sommet de Copenhague sur le climat se réunit dan quelques semaines. La plupart des scientifiques parlent d’urgence. Les budgets de l'Europe financent en priorité des projets écologiques. Le développement durable touche l'économie entière. Certains évoquent des droits pour la nature. Volonté réaliste, utopie, angoisse, espoir ? Et si, demain, nous étions tous responsables du « développement durable » au sens large ?"



Dans le cadre de cette semaine très particulière, j'animerai le débat à Paris, mardi 24 Novembre à l'Imprévu 35 rue Didot / Place Flora Tristan, 75014 PARIS.


J'espère que certains d'entre vous pourront venir participer aux échanges !

mercredi 28 octobre 2009

Ce soir, mon second café citoyen


Ce soir, j'anime mon second café citoyen avec la Nouvelle Arcadie sur le thème "Le pouvoir peut-il revenir aux citoyens ?"

En cherchant quelques infos sur le sujet, j'ai trouvé deux ou trois documents canadiens et français qui donnent à réfléchir.

Le problème n'est pas nouveau puisqu'en 1998, un sondage publié au Canada dans " Actualité " nous apprenait que 4% seulement des électeurs "faisaient très confiance à leurs hommes politiques". Plus récemment, au cours de la dernière campagne électorale au Québec, d'autres sondages ont révélé que 70% des électeurs "ne croyaient pas que les promesses faites par les candidats seraient tenues".

Les formes actuelles de la démocratie n'inspirent plus, depuis trop longtemps déjà, confiance aux citoyens et la question mérite donc toujours que l'on y réfléchisse.


Le site justiceplus.org détermine 7 causes à cette défiance des citoyens canadiens que nous pouvons reprendre à notre compte :

1 - La valeur nulle de tout engagement préélectoral : Le citoyen s'est résigné aux pirouettes de ses élus et n'a plus confiance au contrat implicite entre lui et ses représentants

2 - La marginalisation de l'Assemblée Nationale : Le député, celui qui en théorie nous fait nos lois et devrait représenter l'électeur, ne reçoit donc plus de mandat réel et ne représente plus personne: il ne représente que le parti politique qui l'a choisi comme candidat et ne rend de compte qu'à celui-ci

3 - L'aliénation du citoyen de la chose publique : Le citoyen ne croit plus que quiconque prétend le représenter au sein de l'État soit vraiment SON représentant et il est donc totalement aliéné de la chose publique.

4 - Le biais médiatique qui déséquilibre le dispositif électoral : L'électeur en est réduit à voter pour une image et un visage: nous sommes en "démocratie cosmétique". Le politicien a le visage et l'image de ses moyens et de ses appuis; appuis transparents, mais aussi parfois tacites, implicites et occultes. D'autre part, ce n'est pas la publicité payée qui est vraiment efficace, mais la publicité gratuite faite par les médias, les commentateurs, les éditorialistes

5 - L'exclusion des"petits partis " qui est un veto à l'évolution de la pensée politique : Notre démocratie est essentiellement de bipartisme. Les tiers partis n'y ont que peu de place et, si ce bipartisme est un facteur de stabilité et de consensus, il faut, toutefois, sous peine de stagnation de la pensée politique, de la démocratie et de la structure sociale elle-même, encourager l'émergence de nouvelles visions et de nouveaux partis.

6 - La démarche à huis clos de conception et de préparation des lois : La démocratie, même représentative dans son application, ne devrait pas se réduire à une intervention ponctuelle du citoyen au choix de ceux qui décideront pour lui de son avenir. Elle devrait signifier la participation continue du citoyen au processus de décision politique, mais aussi à l'identification des problèmes, à l'étude des solutions à leur apporter et à l'élaboration des lois venant encadrer l'application de ces solutions.

7 - L'absence de contrôle efficace du citoyen sur l'application des lois : La démocratie actuelle ne prévoit pas de suivi par les citoyens des gestes par l'Administration en exécution des décisions prises par les législateurs. Le pouvoir exécutif ne fait pas de place utile au citoyen au sein des mécanismes de contrôle de l'Administration. Il ne lui laisse, seul devant la machine étatique, que le recours judiciaire, lent, coûteux, complexe.


Le site de l'UNESCO apporte un élément complémentaire lors de la journée mondiale de la liberté de la presse.

"Les médias font office de vecteurs de transmission d'une pluralité de points de vue et d'une multiplicité de paroles, permettant ainsi l'exercice de la citoyenneté par la participation, la critique et le vote. Des citoyens bien informés peuvent mieux et plus activement participer au processus de prise de décisions dans leur société.

Sur un plan plus fondamental, les médias encouragent l'acquisition de connaissances civiques et facilitent le débat sur les enjeux du moment.

Fondamentalement, le rôle des médias en matière de démarginalisation et de citoyenneté consiste à comprendre que la liberté de la presse ne se limite pas à la liberté pour les journalistes de rendre compte des faits et de les commenter ; elle est aussi en lien profond avec le droit pour le public d’accéder librement à l'information et à la connaissance et de participer activement à la vie politique."


On peut également citer le livre de Yves Sintomer "le pouvoir au peuple" dans lequel l'auteur démontre qu’un nouveau terrain politique est en train d’émerger : Face à la « démocratie » d’opinion et à sa fascination obsessionnelle pour les sondages, une démocratie participative s’invente où les citoyens et les mouvements sociaux peuvent prendre leur part.

Ou encore Eve Lamont, cinéaste canadienne, pour qui le pouvoir citoyen réside non pas dans les institutions politiques, mais dans la pression populaire exercée par des gens ordinaires qui s'organisent et se font entendre dans la rue.


Des éclairages et des points de vues qui seront certainement repris et complétés ce soir par les interventions de ceux qui participeront au débat et dont je vous ferai une petite synthèse.



mercredi 7 octobre 2009

Résistance


"Le nom de Walter et le mot résistance, Gilles Perret les a toujours associés. Avant même de savoir ce que cela signifiait, Gilles savait que son voisin Walter avait été déporté dans un camp de concentration du nom de Dachau ....

Sans prétention et avec la même simplicité et constance que Walter, ce documentaire (Walter, retour en résistance) révèle l'actualité, l'importance, et la nécessité, d'une résistance au quotidien."





Hier, beau coup de gueule et appel à la résistance d'un auditeur sur le répondeur de "là-bas si j'y suis" après l'émission consacrée aux suicides chez France Télecom...Qui me fait réfléchir à nouveau sur la résistance civile .

Résistance civile qui - d'après une étude très poussée de Maria Stephan et Erika Chenoweth, fonctionne et me semble toujours malheureusement d'actualité, non seulement pour les peuples luttant pour la démocratie mais également sans doute pour ces travailleurs que maltraitent certaines entreprises.

Je reprends donc ici l'article (trouvé sur Sciences Humaines.com en décembre dernier et déjà paru sur mon ancien blog) qui défend l'efficacité de la résistance civile non-violente.


"S’appuyant sur des études de cas très précises les deux auteures affirment que de 2000 à 2006, des populations civiles très organisées ont été capables de déployer des méthodes non violentes – boycotts, grèves, manifestations, non-coopération systématique – afin de défier des pouvoirs pourtant fortement enracinés, exiger et obtenir des concessions politiques.

Plusieurs raisons expliquent, selon les auteures, cette efficacité des campagnes de résistance civile.
  • L’utilisation de la violence par une seule des parties et la possibilité de ne pas entrer dans des processus sans fin de violences/attaques/représailles sont un immense avantage en termes de légitimation internationale.
  • La résistance non violente est également fortement déstructurante pour le pouvoir en place: elle affaiblit de façon considérable le soutien social aux régimes répressifs.
  • Enfin, la résistance non violente incite la communauté mondiale à user rapidement de sanctions internationales fortes.

Mais au-delà des mécanismes détaillés de cette efficacité, c’est la capacité d’un groupe social à créer du politique – et à ne pas s’effondrer dans la déstructuration sociale – qui est déterminante.

Dans ce cadre, les campagnes civiles de résistance sont à la fois des moyens de maintenir la cohérence et la structure du groupe, et un mode d’action contre un pouvoir répressif.

Ainsi, a contrario d’une grande partie de la science politique actuelle, pour qui les luttes violentes sont nécessaires parce que plus efficaces, l’article conclut que les campagnes de lutte non violentes ont été couronnées de succès dans 53 % des cas, contre 26 % seulement pour les campagnes de résistance violente ". (Article original en anglais :Document complet)


Dans les entreprises, ces modes d'actions sont déjà mis de plus en plus souvent en pratique.

Dans un article de janvier dernier sur "les nouvelles formes de résistance au travail", je citait les enquêtes de Réponse et Acemo qui soulignaient une évolution des modalités de conflit dans les entreprises qui conduit à la multiplication d'actions individuelles ou inter-individuelles telles que :
  • Le débrayage d'une durée de moins d'une journée (non comptabilisé dans les chiffres de grève)
  • Le refus des heures supplémentaires
  • Une augmentation de l'absentéisme
  • Le recours aux pétitions
  • La création de blogs de salariés

Quand on sait que les services de l'Etat étaient tout à fait au courant des problèmes humains qui se posaient chez France Télécom et la manière dont ceux-ci ont laissé les choses amplifier au point de générer d'insupportables drames personnels, on se demande si, effectivement, l'injonction conjointe du film de Gilles Perret et de l'auditeur de France Inter n'est pas pas la seule voie d'action encore possible pour être entendu.





jeudi 24 septembre 2009

Hop ! Nouvelle direction !


Entre cinq lessives et un trafic de voiture entre la Belgique et mon home-sweet-home, j'ai quand même le temps de m'occuper un peu de mon dada perso, en l'occurrence la démocratie.

Ou plus exactement, la citoyenneté.

Je vous l'avais déjà dit, agacée (bel euphémisme !) que j'étais par les luttes partisanes et les micmacs politiques (ce sur quoi vous pouvez aller lire la réponse de Dagrouik auquel je fais une bise au passage) , je prévoyais de me tourner vers un autre genre d'engagement.

C'est chose faite.

Hier, je me suis lancée dans le grand bain et j'ai animé mon premier café citoyen... Brrr (ça c'est la trouille !). Ce sera le cas désormais une fois par mois. Peut être davantage.

Alors, comme je n'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui (ou bien, pour être honnête, comme je tire une flemme d'enfer) et que le sieur qui devait me préparer un petit billet adhoc pour présenter l'association Nouvelle Arcadie m'a fait faux bond, je vous laisse des liens pour découvrir le projet, la charte et/ou les audios des dernières rencontres.


Et je vous parlerai de cela plus sérieusement dans quelques jours.


En attendant, si vous voulez des nouvelles de la nanocratie gesticulante ou de la foutocratie politicienne, il suffit d'aller voir chez les copains, il y a tout plein de news déprimantes :-)

.. . Et d'ailleurs, je vous note en priorité les liens de ceux qui me donnent des points au Miko (Ah bah oui les grognons, je sais, c'est pas du jeu, mais je m'en fiche :-))



Partageons mon avis






























































































 

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