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mercredi 12 mai 2010

"L'Autre"


Bonne idée que ce blog "Atelier d'écriture" que vient de lancer le professeur de Français de ma fille.

Je suis comme toute les mères : fière de mes rejetons... Sans doute aussi un peu aveugle sur leurs talents réels.

N'importe, le texte qui suit, écrit par ma fille de quinze ans, m'a émue. Cette histoire de folie me parle. Peut-être que ce sera aussi votre cas.
Ou non.



Seule, elle se regarde dans le miroir, à l’autre bout de la pièce.

Ça y est, elle l’a fait. Enfin. C’est comme une libération.

La femme regarde ses mains crispées, rouges et elle sent le spasme qui monte, lentement, tout doucement, tranquillement dans son ventre. Il arrive enfin dans sa gorge et la déchire d’un rire bruyant. Et, au même instant, elle sort de son corps, à demi, entre deux mondes. Alors la femme se voit, se regarde, elle comprend. Un rictus de dégoût se dessine sur son visage et, ce rire si bruyant se transforme soudain en un cri. Bouleversant, douloureux, celui d’un monstre.



Yann

5 Avril 2009.

Dans le grand appartement du XVIe, le légiste Drick ferme la housse noire. L’odeur, si imposante lui chatouille les narines. A l’instar des agents qui fourmillent dans la pièce, ce parfum ne le dérange pas, il l’apprécie. Chaque victime a le sien et il aime savoir que tout Être est unique. C’est un passionné, un fou du cadavre lorsque l’Autre le hante.

Une main se pose sur son épaule.

« Alors, le rosbif ? »

Les yeux toujours rivés vers le sac noir, Drick reconnaît l’inspecteur Maurice Tuillier, un expert en blagues de mauvais goût.

« Apparemment la victime, Yann Blondin, est morte après l’acte. Le pauvre a dû souffrir atrocement vue son état. La symétrie des lacérations relevées sur son torse me font penser à un rite sadomasochiste. Et le fait que son visage soit intact reste encore un mystère pour moi. »

« Et que fais-tu des côtes arrachées ? »

« C’est une énigme. »

« M-m-m-monsieur T-t-t-tuillier ? ! »

L’inspecteur se retourne et sa bedaine le suit de près.

«Quoi Bègue-eule ? »

Le jeune Thomas est sur le point de s’étouffer comme étranglé par sa chemise, fermée jusqu’au col.

« Nous avons retrouvé d-d-d-des cheveux sur le lit de la victime, p-p-p-probablement sont-ils à u-u-u-une femme car ils sont longs et b-b-b-bruns.

« Une femme tu dis ? Bien fiston, très bien ».

Le jeune Thomas repart guilleret.

« FANTA ! Fanta ! ! Crénon, Fanta ! ! »

Lee Lung, traîne son postérieur plus qu’imposant jusqu’à Tuillier.

« Oui patron ? »

« Envoie tout de suite ces cheveux au Labo. »

« Oui Patron ! »

L’inspecteur Maurice Tuillier reste dans la pièce jusqu’à ce que le corps soit emporté, il sort son paquet de Rothman rouge et allume une cigarette.

C’est ainsi qu’à 23h52 un homme, dont le visage est marqué par le temps, se pose mille questions, entouré d’un nuage de douleur qui part en fumée.



Maurice

19 Avril 2009.

Maurice Tuillier laissa échapper un soupir ! Cette femme le tuerait...

Il était marié à Jeanne depuis près de 30ans et ne savait pas ce qui l’avait maintenu à ses côtés.

Elle était discrète et dévouée mais Maurice n’avait jamais eu de réels sentiments à son égard.

De plus, Jeanne avait une passion pour la propreté et le ménage, ce qui avait le don de l’agacer. Dans ses moments de folie du rangement, il avait l’impression que quelqu’un d’autre l’habitait.

Et aujourd’hui, une fois encore, le malaise s’était installé au sein du couple à cause d’une simple histoire d’oreiller. Alors, Jeanne était partie faire les courses, muette et diligente, comme à son habitude. C’est ainsi que Maurice s’était retrouvé seul, dans le petit salon, au coin de la cheminée.

Il regarda autour de lui.
Des vacances ? Mon œil !
Cette maison de campagne, il la détestait. Tout ici le déprimait ; la nappe orange en toile cirée ornée de tournesols jaunes, les casseroles en fonte accrochées dans la cuisine, les rideaux en dentelles qui avaient pris la poussière et surtout, cette odeur de cendres froides qu’il exécrait.

Ses yeux se levèrent enfin vers la boîte, placée au-dessus de la cheminée. C’était à cause d’elle qu’il s’était enfermé dans ce personnage d’homme vulgaire et indélicat.

Il se souvint. En à peine quelques jours, un Autre avait fait surface, le rongeant bout à bout jusqu’à l’avaler. Il avait suffi d’un seul coup de fil.



Clémence

13 Novembre 1993.

Jeanne prépare le dîner dans la cuisine. Dehors, il fait nuit. Maurice est installé dans son fauteuil de cuir marron et il écoute cette douce musique qui émane du poste de radio.

Tout est très calme dans la maison. Clémence est partie dormir chez une amie et Léo, le chien de la famille, s’est endormi.

Maurice est heureux. Il pressent que la soirée va être agréable et surtout très longue.

Il sourit, lève son verre et savoure lentement son whisky.

Jouissance. Sa gorge s’enflamme et ses joues rougissent. Il sait qu’après, il savourera sa cigarette et que, lorsqu’elle se sera consumée, il ira retrouver Jeanne.

Alors, il l’enlacera, l’embrassera doucement et fera tomber sa robe à ses pieds.

Une sonnerie agressive vient le tirer de sa somnolence.

Maurice se lève difficilement de son fauteuil et décroche le combiné. A l’autre bout du fil, un agent de police se présente et finit par lui dire.

Il avait suffit de ce coup de fil.

La suite lui avait paru tellement incongrue face à ce moment de bonheur simple, qu’il avait fallu qu’il se retrouve devant le four crématoire pour enfin comprendre.

Désormais la maison resterait calme. Elle n’était plus là, elle était partit en une seconde lors d’un moment d’ivresse de jeune femme égoïste. C’était impossible, sa fille ne buvait pas…Il s’en voulait de ne pas l’avoir comprise ; finalement, elle était une autre, une étrangère.

Après qu’un homme lui ait remis en main propre les cendres de sa fille, Maurice avait soulevé le couvercle de l’urne et une odeur de cendres lui avait soulevé le cœur.



Maurice

13 Novembre 2009.

Encore une fois, la sonnerie du téléphone vient le réveiller.

Il lui faut dix bonnes secondes pour pouvoir s’extirper de son fauteuil.

Maurice traîne lourdement ses pieds jusqu'à l’appareil.

« Allô!? »

« Inspecteur ? On a trouvé l’assassin ! »



14 Novembre 2009.

Après trois heures de route, j’arrive enfin devant l’hôtel indiqué par mon collègue.

Le bâtiment est encerclé de policiers armés, prêts à tirer. Malgré cela, il règne un silence grave, aucun ordre n’ayant été donné avant que je ne n’arrive.

Un homme que je ne connais pas vient à ma rencontre, il me salue.

« Monsieur ! La fille est à l’intérieur, elle s’appelle Sarah Robin, a 17ans et n’a pas d’antécédents judiciaires. Elle s’est enfermée dans sa chambre. »

J’acquiesce. Je ne sais pas quoi dire. La tension est palpable autour de moi et je décide de m’allumer une cigarette pour mieux réfléchir.

« Que faisons-nous Monsieur ? »

Il me dérange ce petit merdeux avec ces questions.

« J’y vais, ne bougez pas. S’il m’arrive quelque chose, vous m’entendrez tirer. »

Je regarde mon arme de service et avance lentement. Je sens toutes les paires d’yeux vissées sur moi, mais je n’y fais pas attention.

J’arrive enfin devant la porte 33. De l’extérieur, je peux entendre des gémissements.

Ils me font mal, ils s’enfoncent dans mon cœur comme des coups de poings. Je pense à Clémence et j’ai l’impression que c’est sa voix que j’entends, ses cris, ses pleurs au moment de sa mort.

Dans un mouvement imbécile, je frappe à la porte.

Quel con !

Je donne soudain un grand coup dedans et elle s’ouvre sans résister.

Ce que je vois est insoutenable. Elle est là, au milieu de la pièce, presque assise sur le lit, couverte de sang. Deux blessures symétriques balafrent son torse.

Elle se débat avec l’Autre qui tente de lui arracher ses côtes.

La main démente fouille littéralement son ventre ouvert, l’adolescente veut l’en empêcher, en vain.

Violemment, son buste se redresse. Elle ne crie plus. Et, sur ses lèvres charnues, glisse un lent filet de sang.

Ses yeux bleus sont grands ouverts et me fixent avec insistance. J’ai la sensation qu’elle m’appelle à l’aide mais l’Autre le lui interdit. Ses râles sont insupportables. Si douloureux…

Ses longs cheveux noirs qui encadrent son visage font ressortir sa pâleur morbide et, pour la première fois, j’ai vraiment peur.

Peur pour elle car je sais que je ne peux pas l’aider, que je ne peux pas sauver cette âme sans vie depuis trop longtemps, ni ce corps qui ne lui appartient plus.

Alors seulement, je remarque qu’elle est nue.

Malgré moi, mon regard se dirige vers son entre jambe. Peut-être pour me rappeler que finalement, ce n’est pas un monstre qui se tient devant moi, mais seulement une jeune femme malade.

Ses cuisses sont couvertes d’hématomes et ne cessent de trembler.

Je voudrais tellement la prendre dans mes bras, la serrer aussi fort que je le peux et faire cesser ces spasmes qui secouent son être.

Mais l’Autre est toujours là et continue de meurtrir son corps. La jeune femme se penche, hoquette et, sa main encore dans son ventre, finit par vomir.

Elle tire sur ses flancs, arraches ses seins, laboure son visage, griffe ses cuisses et avant de s’évanouir, elle lâche dans un ultime hurlement « Tout est de ta faute ».



Sarah

14 Novembre 2009.

Je ne sais pas ou je suis, je vois seulement des visages flous au-dessus de moi.

Il y en a un qui revient sans cesse.

Maintenant, je vois celui de Yann ! Yann, Yann ! ! Je veux crier ! Je souffre mon Dieu, je souffre au plus profond. Qu’est ce que j’ai fait ? Je me déteste ! Je me hais, je hais ce monde, cette vie qui était la mienne.

Il m’a tant promis et je l’aimais si fort qu’il est devenu une drogue. Une putain de substance qui m’a rendu folle, folle à tuer.

Je suis seule. Je l’ai toujours été. Même dans ses bras. Ou plutôt, j’avais toujours été seule avec Elle, coincée en moi-même. Et Elle me disait de le tuer, de le faire souffrir comme les autres m’avaient fait souffrir, de le meurtrir jusqu’à me libérer de cette haine.

C’est Elle ! Tout est de sa faute.

Mais c’est moi que je dois tuer, je suis un monstre, un monstre fabriqué par le monde et tous les autres.

dimanche 9 mai 2010

Le Blues du Bayrou Man


Allez, hop, c'est dimanche, on cherche un peu de détente, c'est le moment de s'offrir un petit karaoké spécial Moudem.







Merci à Eric.


mardi 20 avril 2010

Chéri ?... C'est l'heure du pipi !


Trouvé ce matin sur Top Santé, "un test pour savoir si votre adolescent est clean".


"Tous les parents inquiets pourront désormais savoir en quelques minutes si leur ado consomme ou non du cannabis grâce au Narcocheck. Déjà en vente libre sur internet et bientôt dans les rayons des pharmacies, le Narcocheck devrait dissuader les ados qui ont l’habitude de fumer un joint après les cours.

Destiné aux parents, ce test pratique et très simple d’utilisation est semblable à un test de grossesse. Il suffit de le plonger dans l’urine de la personne concernée pour connaitre son niveau de consommation."

Ce test pratique et très simple d’utilisation ?


Mais bien sûr !

A croire que les marketeux n'ont JAMAIS fait de gosses...

Parce que, comme tous les parents normalement constitués, je ne vois pas très bien comment je pourrais exiger de mon grand couillon de fils - qui me dépasse de deux têtes - qu'il pisse tous les matins dans le petit flacon que je lui tendrais au réveil !

"Si au bout de trois semaines, le palier 3 s’affiche toujours, c’est qu’il consomme du cannabis plusieurs fois par semaine."

Simplissime, isn't it ?

La mère de famille que je suis se bidonne allègrement car, même si d'aventure, le gentil fiston acceptait un jour - par pure bonté - de poser une gougoutte de pipi matinal sur la petite bandelette, je crains qu'il ne le fasse pas pendant les 3 semaines nécessaires !!!


Quand les grands esprits du marketing cesseront de nous prendre pour des neuneus, quand de pauvres parents angoissés cesseront de croire la pub, je pense que l'humanité aura fait un grand bond en avant !

lundi 12 avril 2010

Enfin une information de choix !


Il y a une annonce de printemps ici qui vaut le détour :-)

vendredi 12 février 2010

Stop au kikalaplusgrosse !



J'ai honte de ce laisser-aller ! De ces pages tristes qui restent vierges de nouvelles pendant des semaines, de ce blog qui n'est plus que l'ombre de lui-même ! Mais il faut bien en convenir : mes projets personnels envahissent tout mon espace-temps et mobilisent l'essentiel de mes neurones. Je finis par regretter d'avoir ouvert autant de blogs, j'ai l'impression de les voir le bec désespérément ouvert comme une nichée d'oisillons oubliés.


Ce matin, je lis le Tableau de bord politique Paris Match - Février 2010 :
" L’intervention télévisée du Président de la République n’a pas eu d’effets positifs sur sa cote de popularité. Après avoir gagné 4 points en janvier, la cote de Nicolas Sarkozy retombe ce mois-ci à 40% (- 3 points), soit un de ses plus mauvais scores depuis son élection.
Dans le détail, on note que sa cote est tirée vers le bas par l’appréciation de sa politique sociale (- 3 points, à 35%) et de sa capacité à réformer le pays (- 3 points, à 51%)."

Est-ce que cette nouvelle me réjouit ? Même pas.

Je sais que malgré tout, la sarkozie continue d'œuvrer : "Le personnel soignant de l’Assistance publique est abattu par les restructurations annoncées" titre Libération. Il y a aussi ces "squatteurs remis à la rue, sous la neige" à Bagnolet, commune dirigée par le Parti communiste. Et puis, il y a les atermoiements de la campagne, les conflits fratricides entre Verts et PS, ce même PS qui ne sait comment sortir de l'enlisement en Languedoc Roussillon, et le Béarnais qui disparaît sans se remettre en cause ni comprendre à quel point il a été le pire d'entre tous en trompant ses partisans, et Cohn-Bendit qui joue les divas hésitantes ...

Ce ne sont pas mes petits billets éparpillés depuis bientôt trois ans qui changent quoi que ce soit à toute cette désespérante déliquescence de la vie politique française. Et pourtant, j'ai passé combien d'heures, finalement inutiles, à lire des posts ou des articles de presse au lieu de travailler, à participer à des interviews avec des personnages politiques dont je n'ai pas toujours eu loisir de résumer la pensée, à rédiger des coups de gueule qui n'étaient que des coups d'épée dans l'eau ?

Alors, j'ai beaucoup hésité avant d'écrire ce billet d'aujourd'hui. J'ai moins produit. J'ai pris mes distances avec l'actualité, je me suis contentée de partager des liens sur twitter, j'ai utilisé le temps gagné pour faire autre chose.

Et, malgré le fait que tout récemment encore, j'ai accepté la mission d'"expert politique" de Wikio, je conclue que je préfère dédier le temps dont je dispose à ces "autres choses" qui, si elles n'ont bien entendu pas plus d'incidence sur la marche du monde que mes articles de blog, ont au moins l'avantage d'apporter un peu d'attention aux gens que j'aime.


Aujourd'hui, j'arrête d'engraisser ce blog à la fois vorace et vain.
J'arrête la course au kikalaplugrosse !

vendredi 29 janvier 2010

Décidément, l'Eglise ne s'arrange pas !


lundi 25 janvier 2010

A contre courant


Quand j'ai envie de ne rien faire je n'ai rien à faire, je passe souvent trop de du temps à farfouiller pour trouver des blogs BD.

Aujourd'hui, j'ai découvert un blog très drôle : La Bande Pas Dessinée.

Extraits.










Pour découvrir : la liste des billets, c'est là.

Ouf, ça fait du bien de parler d'autre chose que de politique !

lundi 28 décembre 2009

Tous pistonnés en 2010 ?


Bon, j'ai plus d'inspiration pour ce blog. J'en suis malade ...

...

Heu, non, même pas.

En réalité, je m'en fous ! C'est Noël. Et puis Jour de l'an neuf (ou dix, je m'y perds). Il n'y a aucune urgence...

Ou plutôt, il y en aurait tellement que le choix devient pénible.


J'ai vaguement lu les billets des petits copains. Ils sont tous très très bien et ça suffira au monde pour qu'il comprenne qu'il va tout de travers et que la meilleure chose à faire est de passer du bon temps pour oublier celui qu'il fait dehors.

En ce qui me concerne, je préfère mille fois, pendant les frimas en Sarkozie, me gaver la panse, siroter un bon vin et cocooner au coin du sapin (oui, bon, je sais, un sapin c'est rond, mais j'ai pas de cheminée, moi !)


Finalement, parmi tous les billets de la semaine, celui qui me semble le plus pertinent, c'est celui de sexactu. Quand ça pue la crise et qu'on gèle en terrasse, il n'y a vraiment pas de honte à se faire du bien !


Extraits :

"Le règne du moindre effort est arrivé, mais comme nous commençons à le savoir, la glandouille est un truc de riche. Pour vous masturber sans les mains, vous les hommes (j’attendais depuis longtemps), hop :

Il s’agit d’une roquette à pénis, qui vous inflige de 90 à 180 coups de piston par minute (bientôt adaptable sur votre musique préférée, je parie). Oui, vous avez bien lu.

Un truc s’est produit que je ne pensais pas voir avant ma ménopause.

Les hommes hétérosexuels vont se faire volontairement pistonner."


Hop, je reviens en 2010, si je suis plus inspirée. D'ici là, profitez et faites-vous plaisir.

Moi, je retourne sous la couette ! :-)


mardi 1 décembre 2009

Message de service


J'ai reçu une vigoureuse réclamation d'un ami très cher que je n'ai pas cité dans le billet précédant : et pour cause, il ne m'avait pas linkée (fessée !!) sur le mois de novembre.

Parce que je suis une bonne fille, je publie donc un post spécial tout exprès pour lui et, après avoir lu le billet explicatif du Nicolas sur le nouvel algorithme de wikio, je l'assure de ne plus jamais le linker entre janvier et février :-)

Bises spéciales à notre meilleur veilleur left-blogueurs !

mercredi 14 octobre 2009

CAPITALISM : A LOVE STORY


Le 20 Octobre, je suis invitée, comme d'autres blogueurs, à la projection en avant-première du film de Michael Moore : Capitalism : a Love Story.

Dans cette satire de la société américaine, Michael Moore s'attaque à la crise financière et dénonce "La plus grande escroquerie de l'histoire américaine".

J'aime beaucoup la critique très argumentée qu'en fait le site dvdrama.com dont je vous laisse un extrait et que je vous invite à lire en entier.

"Il est normal de ressentir devant cette « histoire d'amour » entre les Etats-Unis et le capitalisme un sentiment de déjà vu.

La production a beau avoir commencé en 2008, Michael Moore porte ce projet depuis une vingtaine d'années, et la thématique du système économique destructeur parcourt aussi bien Fahrenheit 9/11 que le récent Sicko.

Par conséquent, ce nouveau documentaire fait figure de conclusion dans le combat du cinéaste américain. Après un Oscar, une Palme d'Or et une reconnaissance internationale, Moore est aujourd'hui un combattant fatigué dont le but ultime est d'embrayer la prochaine étape : la relève."






Etats-Unis, 2009. Les banques sont en faillite, les gens sont expulsés de chez eux, et pourtant, le système fonctionne toujours, irrémédiablement mené par l'argent et le pouvoir. Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres, de plus en plus pauvres. Hier, le capitalisme était la solution à tous les problèmes ; aujourd'hui, il est responsable du chaos général. Michael Moore et sa caméra partent de nouveau sur le front afin de montrer les dommages collatéraux d'un tel système et, surtout, comprendre pourquoi personne ne fait rien. « This time, it's personal »


jeudi 1 octobre 2009

Chaine de billets de chaine. Billet 2


Hum ... Après ce revigorant intermède, je peux reprendre le collier de chienne.. Heu non... de chaines.

Cette fois, je dois le travail au Coucou de claviers et à Disparitus qui me demandent de révéler ce qui a motivé le titre de mon blog.

En fait, ce blog ( précédemment sur over-blog) n'a pas toujours eu le même nom. J'en ai changé plusieurs fois en fonction des événements, de la teneur de mon engagement et de ce que j'y racontais.
Je ne sais plus très bien quand j'ai opté pour "Trompe l'oeil et Faux semblants" mais le choix du titre est directement lié aux désillusions de mon bref encartement au MoDem.

Lorsque que j'ai quitté le bocal orange, je n'ai pas eu besoin de changer le nom du blog : partout, la politique ressemble à un miroir aux alouettes pour piéger le gogo. Alors, si de temps en temps j'effleure d'autres sujets que la politique, ou si même la vie réelle me retient loin du blog, le principal objet de mes billets consiste en général à souligner la manière dont les politiciens tentent d'attraper les nigauds qu'ils croient que nous sommes.


Comme MIP revient sur la toile, je lui passe le relai (ça ne devrait pas être trop difficile pour elle de répondre à la question :-). J'en profite aussi pour tagguer des pas perdus, unique et commun à la fois et tes reins et terroirs.

Interlude



Le temps de me servir un verre de vin blanc bien frais pour reprendre la chaine des chaines.


Bon, quoi ? .. A chacun sa manière de blogguer non ?



Et merci à trait portrait pour ses dessins qui me font toujours rire.

Chaine de billets de chaine. Billet 1


J'apprends par hasard chez powolicu (un jeune suisse que je ne connais pas mais que je viens de découvrir via wikioLabs, comme quoi la technique a du bon !) que Nicolas m'a tagguée la semaine dernière (bah oui, il est tellement prolixe que je n'arrive pas à suivre moi ! !)

Message de service : Nicolas, il y en a qui sont trèèès occupés à ne rien faire dans la vie réelle, Bordel !


Mais j'étais où il y a 20 ans ???


Beuh ....


Je me demande si je n'étais pas en train de me faire plaquer sur cette gondole vénitienne pendant ce fameux week-end de motivation qui m'a laissé un si délicieux souvenir de la cité des doges ...


Arghhh !
Une autre question Jégoun ?


Et toi la femme de Georges, tu étais où ?

Et toi CC ?

Et Olympe, est-ce qu'elle n'attendait pas sagement son Olympette ?

Et les amis Lediazec et b.mode, ils faisaient quoi il y a 20 ans ?

vendredi 25 septembre 2009

Enfin une bonne nouvelle (Récréation)


Comme j'envoyais ce matin quelques liens à caractère informatif sur Twitter et Facebook et que je lisais ceux envoyés par d'autres, j'ai commencé à ressentir une petite boule-là ...

Vous voyez ?? Au creux de l'estomac ... Une sorte de sale nausée .. Le genre de truc qui me saisit régulièrement depuis un certain jour de 2007.


Alors, pour évacuer le mauvais stress et me redonner du coeur à l'ouvrage, je me suis passée en boucle une petite tranche de plaisir récréative (Un truc qui pourrait s'inscrire avec bonheur dans le cadre de la journée du patrimoine national :-)).


La voilà.

A consommer sans modération.



jeudi 24 septembre 2009

Hop ! Nouvelle direction !


Entre cinq lessives et un trafic de voiture entre la Belgique et mon home-sweet-home, j'ai quand même le temps de m'occuper un peu de mon dada perso, en l'occurrence la démocratie.

Ou plus exactement, la citoyenneté.

Je vous l'avais déjà dit, agacée (bel euphémisme !) que j'étais par les luttes partisanes et les micmacs politiques (ce sur quoi vous pouvez aller lire la réponse de Dagrouik auquel je fais une bise au passage) , je prévoyais de me tourner vers un autre genre d'engagement.

C'est chose faite.

Hier, je me suis lancée dans le grand bain et j'ai animé mon premier café citoyen... Brrr (ça c'est la trouille !). Ce sera le cas désormais une fois par mois. Peut être davantage.

Alors, comme je n'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui (ou bien, pour être honnête, comme je tire une flemme d'enfer) et que le sieur qui devait me préparer un petit billet adhoc pour présenter l'association Nouvelle Arcadie m'a fait faux bond, je vous laisse des liens pour découvrir le projet, la charte et/ou les audios des dernières rencontres.


Et je vous parlerai de cela plus sérieusement dans quelques jours.


En attendant, si vous voulez des nouvelles de la nanocratie gesticulante ou de la foutocratie politicienne, il suffit d'aller voir chez les copains, il y a tout plein de news déprimantes :-)

.. . Et d'ailleurs, je vous note en priorité les liens de ceux qui me donnent des points au Miko (Ah bah oui les grognons, je sais, c'est pas du jeu, mais je m'en fiche :-))



Partageons mon avis






























































































jeudi 23 juillet 2009

Vivre nus et résister en Amazonie


Agghraa ! Damned, je n'ai pas rempli mon contrat, j'ai rompu le pacte, j'ai oublié mes engagements !
Hop, hop, voilà donc que je vous écris ce soir pour vous prévenir que le Courrier International de la semaine est encore en kiosque jusqu'à la parution du nouveau numéro.

Bref, je m'apprête à faire mes valises incessamment sous peu et dès lundi, je retournerai à la vie sauvage.

Un lien est donc vite fait avec l'article sur l'Amazonie dans lequel mes copines de blogs trouveront en prime de belles photos d'hommes nus, histoire de se procurer quelques bonnes é-motions positives (mais pour cela les filles, il vous faudra filer chez votre buraliste pour vous procurer la version papier:-)

Pour nos sérieux congénères qui n'ont pas l'esprit à la gaudriole, reste deux pages d'article fouillé sur Ces tribus qui ont tenu le choc, dans lequel le journaliste se pose la question suivante : "Le fait d’entrer en contact avec le monde extérieur condamne-t-il forcément une tribu à perdre sa culture ?

Visiblement ce n'est pas toujours le cas, puisqu'il nous permet de découvrir comment résistent les Rikbaktsas du Mato Grosso.

Et je pris mes aimables lecteurs de bien vouloir cliquer sur les liens (des liens, bordel, des liens !) sinon, ça sert à quoi que l'Hypos se décarcasse ?

dimanche 12 juillet 2009

Quand le féminisme devient un autre joug



Je parle rarement du féminisme sur mon blog. D'ailleurs, en ai-je déjà parlé ?

C'est que vis-à-vis du féminisme, ma position est plus qu'ambivalente et d'une certaine façon, j'en veux un peu à cette "cause des femmes" que j'ai absorbée en même temps que mes premiers Walt Disney.

En clair, le féminisme m'a mise très tôt en situation de double bind, une position qui amène assez invariablement à une sorte de schizophrénie.

D'un point de vue strictement intellectuel, je comprends et soutiens que la femme n'a pas à être défavorisée vis-à-vis de l'homme, qu'elle a les mêmes droits et devoirs, qu'elle doit pouvoir accéder aux mêmes carrières et jouir de toute sa liberté... Mais, j'ai envie de rajouter, comme tout être humain.

Et déjà, là, je n'adhère plus vraiment au combat purement féministe. Il me semble que ce que réclament à juste titre les femmes n'est pas spécialement propre à leur sexe.
Partout, des injustices me font frémir, partout on trouve plus faible exploité par de plus forts, partout on retrouve des clivages, des castes et des catégories. La femme, en cela, n'est pas une exception et la lutte des féministes devrait naturellement s'inscrire, à mon avis, dans un engagement plus large.

Aussitôt, j'entends ceux qui me répondront que l'on ne peut pas lutter sur tous les fronts et qu'il vaut mieux circonscrire ses efforts sur un champ plus étroit mais dans lequel on sera plus efficace. Admettons. Du reste, les chiffres lus sur ce blog qui tient le décompte des femmes mortes sous les coups en France font frémir et justifient que nous nous mobilisions pour faire cesser le scandale.

Et pourtant, je ne suis toujours pas persuadée que le féminisme n'ait pas fait de ma génération, une sorte de génération perdue.

J'en reviens au double-bind. Il s'agit d'injonctions simultanées et contradictoires auxquelles il est impossible d’obéir et qui nous mènent systématiquement à la faute. Comme par exemple, lorsque l’on demande à un enfant de trois ans de manger rapidement et proprement. Il est bien incapable de faire les deux. Soit il mange vite et se salit, soit il veille à ne pas faire de miettes mais prend son temps.

En tant que femme, c'est exactement ainsi que j'ai toujours vécu le féminisme.
Tout comme les contes de notre enfance - qui nous présentaient un idéal de femme fragile, douce et aimable systématiquement sauvée par un prince charmant - ont formaté mon image de la féminité et de ce qui est désirable aux yeux d'un homme, les antiennes du féminisme ont fait naitre dans mon esprit une représentation de ce qu'est une femme "libre".
Parce que les deux modèles étaient aussi impérieux l’un que l’autre, ils devinrent pour moi absolument antinomiques.

J'aurais préféré n'être polluée par aucun de ces modèles. J'aurais préféré qu'on me laisse être moi-même librement. Que l'on ne me demande pas d'être assez forte pour ne compter que sur moi-même et dans le même temps d'être gracieuse et discrète. Que l'on ne me présente pas à tout bout de champ l'homme comme un prédateur. Que l'on m'aide à être coquette et à savoir pleurer. Que l'on valorise autant ma féminité que mon coté garçon manqué.

Je n'ai jamais eu l'impression d'être moins armée que les garçons. J'ai toujours eu conscience de ma différence. Et cette différence, au fur et à mesure des années, j'ai su en faire aussi une force. Mais j'aurais préféré que l'on me donne plus jeune ces codes que je n'ai acquis qu'à force de déboires.

Car pendant plus de trente ans, pour ne pas décevoir ma mère et être « à la hauteur », je me suis fait un point d’honneur à « n’avoir pas besoin des hommes »( Une femme sans homme, c'est comme un poisson sans bicyclette) , à faire « comme les hommes »( Non, non, non une femme n'est pas un homme sans queue ni tête !), à mépriser et à refuser la coquetterie (N’attends pas le prince charmant, apprends à lire et deviens qui tu es) , à ne pas parler des mes bobos de femme, à partir fleur au fusil et cœur léger me faire avorter (Un enfant si je veux, quand je veux !) , à assumer une sexualité « libérée » (Notre corps nous appartient), à porter seule colis et paquets (Ne me libère pas, je m'en charge ! ).

Au final, tous ces slogans féministes excessifs ont totalement biaisé la manière dont j’ai mené ma vie. Ces « impératifs » permanents m’ont mise en esclavage aussi surement que les «impératifs » de nos grands-mères.

Et pour cette raison, je suis contre toutes les lois qui obligent et contraignent. Ainsi, je suis contre les quotas ou bien la parité qui, au final, peuvent avoir davantage d’effets néfastes que positifs. Il suffit de voir de quelle manière risible les femmes sont courtisées lorsqu’il s’agit de faire des listes pour les élections. On en arrive à des abus ridicules où la compétence et la motivation ne sont plus que secondaires.

La pédagogie me semble meilleure que l’obligation. Apprendre à être une femme, ce n’est pas apprendre à imiter les hommes. C’est savoir évaluer son potentiel, exprimer ses désirs, être libre de ses choix, affirmer sa différence ...

Et comme c’est bizarre, c’est aussi ce que j’ai envie d’enseigner à mes fils.

jeudi 9 juillet 2009

Dans ma petite cocotte



Il y a des matins comme ça où tout va bien. Tu mets le pied à terre et tu démarres au quart de tour. Tu trouves ta boite mail remplie de messages plus palpitants les uns que les autres, sur twitter il y a des échanges d'une rare qualité, sur facebook tu as des invitations à tout plein de rencontres politiques qui te font vibrer d'impatience et puis tu as le choix entre faire ta promo au Mouv' ou refaire une second billet publicitaire pour que Didier vienne de recoller une calotte... Bref : TOUT VA BIEN.

Et au fond, tu bous. Ça fait blop partout dans ta tête. T'es pris d'un ras-le-blog total, d'un ras-ton-museau de n'être rien qu'une quidame (copyright @Rosselin) qui n'en peut plus de regarder s'ébattre ou se battre les dieux de l'olympe pendant que tu cries stop.

C'est ta copine qui se trouve mortifiée à la caisse de la fnac devant vingt-cinq clampins qui la regardent comme si elle avait braqué une banque, la faute à finaref ou à ses complices.

C'est la petite lettre de M'âme Morano que tu retrouves sur le buffet. Celle qui t'explique, toute dégoulinante de fausse bienveillance, que t'en en as de la chance hein? de faire partie des foyers les plus démunis et de pouvoir te mettre dans les fouilles les 150 euros gracieusement offerts par le nano (mais toi tu n'a pas oublié que ce même nano t'avait sucré 600 euros en 2008 !).

C'est les trois prunes que tu dois payer presto avec leur majoration et la petite lettre qui t'expose que t'es un vrai veinard toi ! parce que tu bénéficies d'une diminution de 20% sur le montant de l'amende majorée, c'est-y pas beau la vie en sarkozie ?

C'est ton banquier qui t'appelle pour te proposer une carte gold parce que comme ça, dis-donc c'est pas chouette ?, tu pourras retirer 1000 euros de liquide par semaine et t'as beau lui dire que "naannn, c'est très gentil mais vous savez, je n'ai pas besoin d'autant" (et d'abord je n'ai pas autant) il te fait rappeler trois fois par son sbire pour te fourguer cette saleté qui va te conduire tout droit à la commission de surendettement.

Et puis c'est le travail de dimanche, hadopi2, le PS en vrac, le Moudem qui réinvente le fil à couper le beurre, les amis de madame monmari, les fastes du G7 dans un champ de ruine, le 8ème qui a fui pour remettre de l'ordre à coups de flingue dans le Xinjiang ...


Alors, tu fermes ton ordi et tu te dis que tu vas aller te faire cuire un oeuf passke il est bientôt 14h00 et qu'il va bien falloir travailler un peu et que demain, ça ira mieux et que là, la petite cocotte-minute qui te sert de cervelle n'est pas loin d'exploser.

mardi 7 juillet 2009

Le monde est fou


Je me demande vraiment si le monde n'a pas perdu la boule.
Je me demande si c'est parce que nous ne croyons plus en rien que nous nous inventons des dieux.
A moins que ce soit une espèce de désespérance ambiante qui nous encourage à nous plonger dans ce genre d'hystérie collective...

Ça fait peur.

Alors que des milliers de fans se pressent pour tenter d'assister à la cérémonie d'enterrement de Michael Jackson au Staples Center à Los Angeles, des millions d'internautes regardent sur le Web en direct la retransmission de la cérémonie des obsèques du chanteur.

Médias, sites communautaires et moteurs de recherche se préparent pour accueillir l'événement et ont mis en place divers dispositifs afin d'assurer leur fonctionnement. Mais cela sera-t-il suffisant?

La mort du roi de la pop a déjà fait trébucher Google
, et affolé ses statistiques. L'Express

Hommage public avec force vedettes au désormais fameux Staples Center, qui devrait être suivi par des centaines de millions de personnes à travers le monde.

Dans la semaine du 21 au 28 juin, l’album "Number Ones" était en tête des ventes, avec 108.000 exemplaires, suivi de "The Essential Michael Jackson" (102.000) et "Thriller" (101.000). Sur la semaine, les albums solo ont totalisé 415.000 exemplaires, contre 10.000 la semaine précédente.

Dernier chiffre, neuf jours après la mort de Michael Jackson, 53.000 objets en relation avec la star étaient en vente sur le site d’enchères en ligne ebay.com. France Info

500 millions de dollars : c'est une somme astronomique mais c'est surtout le patrimoine du chanteur. Michael avait lui même désigné John Branca, un avocat, et John McClain un producteur de musique pour faire fructifier l'argent et s'en occuper à sa mort. Staragora

vendredi 26 juin 2009

Faut se secouer !


Bon allez, il faut se secouer là ! C'est quoi ces manières de se mettre à l'heure d'été et de butiner des p'tites fleurs de plaisir alors que tout merdoie et poudroie ?

Alors la burqa : hop terminé, on n'en parle plus, le voile a fait son oeuvre et la sarkozie peut poursuivre la sienne. On a fait notre petit débat de micro-société, j'ai lu des jolies choses et des boules puantes. La vérité est ailleurs, sans doute dans le bon sens tout simplement : Par respect d'autrui, il ne me viendrait pas à l'idée de me balader cul nu au milieu d'un souk marocain, j'attends donc tout bêtement que les voiles noirs n'envahissent pas les marchés le dimanche sur le même principe.
Cela dit, j'ai vu des touristes occidentales ne pas se gêner pour afficher leurs nombrils aux pays des mosquées et, bizarrement, ça n'a pas l'air de choquer le français franchouillard... Dont acte.

Ah, il y a aussi eu un remembrement musclé aux commandes de notre pays : ça fleure bon la testostérone et l'audace est au goût du jour : je crains le pire ! Là-haut, ils ont l'air de s'amuser comme des petits fous - un peu comme les dieux de l'Olympe qui se moquaient des hommes. Ils jouent aux chaises musicales et au pipeau, quel joli bruit de fond pour emmener droit dans le mur les crevards que nous sommes.

Bon, il ne faut pas lâcher Karachi. Elle est bien moche cette histoire mais comme j'ai l'esprit taquin, je préfère rire des bêtises de ma copine Trub qui cherche la contrepèterie sous la formule. Mais tout de même, on ne parle pas de frégates taiwanaises là, mais de 15 morts, ce qui n'est pas une paille ... Moi, je suis sans doute idiote, j'attendrais juste de nos gouvernants qu'ils clarifient l'affaire. MAM s'en occupe il parait. Berceuse estivale...

What else ?
A propos de morts, On apprend hier matin que Farah Fawcett s' est éteinte après avoir lutté contre son cancer pendant trois ans et le soir même Bambi nous fait le même coup après avoir lutté contre ses démons toute sa vie. J'ai un petit frisson qui me parcourt l'échine .. J'arrive à l'âge où mes idoles de jeunesse disparaissent les unes après les autres, tiens, ça m'émeut davantage au fond que Karachi.

Aux Antilles, quoi qu'en dise la chanson, je ne suis pas certaine que la misère soit plus belle au soleil. Enfin, je peux vaquer tranquillement à mon nombril puisque le Chef de l'Etat lui-même va nous résoudre ça en deux coups de cuiller à pot là où cet imbécile de Jégo n'avait su que soutenir le peuple au lieu d'obéir aux békés.

A little more ?
Ce soir, je suis contente, mrs clooney arrive et on passe le week-end aux Solidays !
 

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